‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 432 sur 552 · Apoc. XIV, 2, 3. texte primitif, au lieu de l'employer · texte numérisé non relu

Apoc. XIV, 2, 3. texte primitif, au lieu de l'employer

3. Deforis : Caniique éclatant qui à le remplacer Ceci n'est toutefois éclate ainsi qu'un tonnerre. — Cette qu'une conjecture.

redite provient apparemment d'une 4. Apec., xiv, •!.

suivent V Agneau partout où il va. Si les vierges suivent l'AgneaUjje ne m'étonne plus de leur chant, parce que je vois le principe de leur joie. C'est aux vierges qu'appartient le nouveau cantique, puisque la virginité est une vertu qui est propre à la nouvelle Alliance : aucun n'apprend ce cantique que ceux qui le chantent, parce que c'est de la virginité que le Sauveur dit : Tout le monde n'entend pas cette parole, mais ceux à qui appartient ce don ^. Au reste, si !e cantique des vierges éclate avec bruit, c'est qu'il vient d'une joie abondante ; s'il résonne avec justesse, c'est qu'il naît d'une joie réglée, qui n'a rien du débordement ni de la dissolution de la joie mondaine.

Courage donc, mes très chères Sœurs : joignez-vous à cette troupe innocente, apprenez ce nouveau cantique. Voyez cette sainte compagnie qui vous tend les bras : Venez, disent-elles, venez a\ec nous, pour chanter les louanges de l'Agneau sans tache, qui a purgé par son sang les péchés du monde : là, les Agnès, les Agathe, les Cécile, les Ursule, les Luce vous montrent déjà la place qui vous est marquée, si vous gardez la foi à l'Époux céleste, auquel l'Apôtre vous a promises. Ha! souvenez-vous, chères Sœurs, que vous êtes fiancées à ce seul Époux, et ainsi que vous devez être généreusement séparées. Si vous voulez lui être saintement unies, réglez les passions de votre âme, et apprenez de saint Augustin, (( qu'il vous est plus aisé de les modérer, qu'aux amateurs du monde de les contenter : Facilius resecantur in cis qui Deum diligunt cupiditates istse, quam in eis qui niundum diligunt aliqunndo satiantur~.^y Conservez votre ouïe, c'est par là qu'Eve a été séduite ; gardez soigneusement votre vue, car ce n'est pas en vain r|u'on vous donne un voile « comme un rempart de votre pudeur, dit le grave TertuUien, qui retient vos yeux et exclut ceux de? autres : VaJlum verecundice, quod nec luos cmittat oculos, nec admiitat alienos^. » Que votre âme ne s'épanche pas en des discours inconsidérés, parce que, si vous ne demeurez unies en vous-mêmes, vos forces aussitôt seront dissipées. Ne dédaignez pas les petits

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