Ms. : le. (Distraction). 6. Cant., v
2. GeD., XU, 1. 7. Nouvelles rémini'^cences du il. Matth. , XT, 26. même sermon. Voy. le développe- 4. Apec, V, 14 ; vil, 12. ment de ces pensées, p. 49y.
.'). iiéniiniscence du sermon de 8. Cant.. ibid.
l'Assomption, 1663. Cf. p. 497.
A Paris, dans l'cglise des PCres de la Merci. 29 Janvier 1GC5.
Lâchât, guidé par Floquet (Etudes, t. Il, p. 492), place en 1665 l'apparition de cette œuvre. Mais, n'ayant vu à Meaux que les deux premiers points dans le manuscrit ^ de ce discours, il en a conclu que le troisième était une interpolation de Deforis, et il l'a supprimé résolument dans son édition. Il donnait cependant le premier exorde, qui ne figurait pas davantage au manuscrit. Or, voici que les parties perdues se sont retrouvées depuis, maculées, comme le reste de l'autographe, par suite d'un accident antérieur à Tépoque où il s'est trouvé partagé entre phisieurs propriétaires. Il n'y a donc plus de doute sur l'authenticité de plusieurs pages, qu'on sii]:)primait si mal à propos. Les éditeurs de 1870 (chez Guérin, à Bar-le-Duc), blâmant avec raison cette suppression, ont prétendu la réi^arer; et pour cela, ils terminent le Païu'gyriquc (Je saint Pierre ?>olasque par le troisième point... du Panégyrique de saint Benoît.
Le type d'écriture, qui commence en 1665, paraît trop bien caractérisé dans ce manuscrit pour qu'on puisse supposer une date plus reculée que 1665. Il est vrai que, dans ses notes historiques, Bossuet assigne la fête au 29 janvier. Mais ce n'est pas en 1664, comme on l'a dit quelquefois, c'est seulement en 1666, par un bref du 21 octobre, qu'Alexandre VII transféra cette fête du 29 au 31 janvier. En 1664 il n'avait fait qu'élever le rite de la solennité sans la déplacer (Arcliives Nationales, LL 1559, fol. 84 verso) .
Dcdil scincli)>:iui)i [)ro nohis.
Il s'est donné lui-même pour nous 2.
(Tit., II, 14.)
C-est un plus grand bonheur, dit le Fils de Dieu, de donner que de recevoir '\ Cette parole^était digne de
1. Ms, in-l, an Grand séminaire (le résumé de la vie du saint, qu'on
Meaux, pour le second exorde et les trouvera ;l la fin de ce sermon,
deux premiers points : le reste e^t, 2. Dans le m!= . cette traduction
entré dans la collection de M. H. de est placée avant le latin.
Rothschild. — .\vant d'écrire ce 3. .\ct., XX, 35. panégyrique, Bossuet a tracé un
Sermons (Je Bosbuet.— IV. Z7
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celui qui a tout donné jusciues à son sang, et qui se serait épuisé lui-même, si ses trésors n'étaient infinis aussi bien que ses largesses. Saint Paul, cjui a recueilli ce ])eau sentiment de la bouche ^ de notre Sauveur, le propose à tous les fidèles, pour servir de loi à leur charité. Souvenez-vous, leur dit-il, de cette parole du Seigneur Jésus, qu'il vaut mieux donner que de recevoir ; parce que le bien que vous recevez est une consolation de votre indii^ence, et celui que vous répandez est la marque d'une plénitude qui s'étend à soulager les besoins des autres.
Jamais il n'y a eu sur la terre un homme plus libéral que le grand saint Pierre Nolasque, fondateur de l'ordre sacré de Notre-Dame de la Merci^ dont nous honorons aujourd'hui la bienheureuse mémoire; car il ne s'est rien proposé de moins que l'immense profusion d'un Dieu, qui s'est prodigué lui-même, et de là il a conçu le dessein de dévouer sa personne et de consacrer tout son Ordre aux nécessités des misérables.
Tous les fidèles serviteurs de Dieu ont imité quelques traits du Sauveur des âmes : celui-ci a cette grâce particulière, de l'avoir fidèlement copié dans le caractère par lequel il est établi notre rédempteur. Pour entendre un si grand dessein et imiter un si grand exemple, demandons l'assistance, etc. [Ave]
La manière la plus excellente d'honorer les choses divines, c'est, ^Messieurs, de les imiter. Dieu nous ayant fait cet honneur de nous former à sa ressemblance, le plus grand homn)age que nous puissions rendre à la souveraine vérité de Dieu, c'est de nous conformer h. ce qu'il est ; car alors nous célébrons ses grandeurs, non point par nos paroles, ni par nos pensées, ni par quelques sentiments de notre cœur, mais, ce qui est bien plus relevé, par toute la suite de nos actions et par tout l'état de notre personne.
Nous pouvons donc honorer en deux façons les mystères de Jésus-Christ : ou par des actes particuliers de nos volontés, ou par tout l'état de notre vie. Nous les
1. 11 ne faut pas prendre cette n'ayant jamais été disciple du Sauespression à la lettre, saint Paul veur avant l"As(^eii=ion.
honorons par des actes, en les adorant par fol, en les ressentant par reconnaissance, en nous y attachant par amour. Mais voici que je vous montre, avec l'Apôtre, « une voie bien plus excellente : Excellentîorem viam vobîs demonstro^. » C'est d'honorer ces divins mystères par quelque chose de plus profond, en nous dévouant saintement à Dieu, non seulement pour les aimer et pour les connaître, mais encore pour les imiter, pour en porter sur nous-mêmes l'impression et le caractère, pour en recevoir en nous-mêmes la bénédiction et la grâce.
[P. 2.] C'est en cette sorte, mes Frères, que saint Pierre Xolasque a été choisi pour honorer le mystère de la Rédemption. Il l'a honoré véritablement, entrant dans les devoirs, dans la gratitude, dans toutes les dépendances d'une créature rachetée. Mais, afin qu'il fût lié plus intimement à la grâce de ce mystère, il a plu au Saint-Esprit qu'il se dévouât volontairement à l'imitation de cette immense charité par laquelle Jésus-Christ a donné son âme, pour être ^, comme il dit lui-même^, la rédemption des pécheurs.
S'il y a au monde quelque servitude ^ capable de représenter à nos yeux la misère extrême de la captivité horrible de l'homme sous la tyrannie des démons, c'est l'état ^ d'un chrétien captif sous la tyrannie des mahoraétans. Car et le corps et l'esprit y souffrent une égale violence, et l'on n'est pas moins en péril de son salut que de sa vie. C'est donc au soulagement de cet état misérable qu'est appliqué saint Pierre Nolasque, pour honorer les bontés de Jésus délivrant les hommes de la tyrannie de Satan. Il se donne de tout son cœur à ces malheureux esclaves, et il s'y donne dans le même esprit que Jésus s'est donné aux hommes captifs pour les affranchir de leur servitude : Dédit semetipsum pro nohis.