Hebr.. x, 4. valeur, viles par notre nature, ravi
2. Beau passage supprimé au ma- lies infiniment par notre crime ! » nuscrit : « Terre et poudre, méri- 3. Edit. : de telles coutraintes. — tiens-nous d'être rachetés par un Erreur de lecture, qui tourne an tel prix ? créatures viles et de nulle contresens.
maintenant l'apôtre \ qui vous dit que vous avez été rachetés, non par or ni par argent, ni par des richesses corruptibles, mais par la vie d'un Dieu, par le sang d'un Dieu, par la personne d'un Dieu immolé pour vous. O âme! dit saint Augustin, apprends à t'estimer par cette rançon " ; voilà le prix que tu vaux : O anima ! érige te ; tanii voles ^ . O homme ! celui qui t'a fait s'est livré pour toi ; celui dont la sagesse infinie sait donner si justement la valeur aux choses, a mis ton âme à ce prix. Qu'est-ce donc que la terre, cju'est-ce que le ciel, qu'est-ce que toute la nature ensemble, à comparaison de ma dignité ^ ?
JNfais ce qui m'apprend à m'estimer, m'apprend à [me] mépriser jusques à l'excès. Car, quand je vois un Dieu Cjui se ravilit jusqu'à vouloir se donner lui-même pour racheter ses esclaves, que dis -je ses esclaves? cette qualité est trop honorable, les esclaves du démon et du péché, il me semble qu'il se rabaisse, non plus jusques au néant, mais infiniment au-dessous. Et en effet, Chrétiens, se rendre semblable aux hommes, c'est se ravaler jusf|ues au néant ; mais se livrer pour les hommes, mourir pour les hommes, créature si vile par son extraction et si ravilie par son crime, c'est plus que s'anéantir, puisque c'est se mépriser ^ pour le néant même.
Après l'exemple d'un Dieu, à qui l'excès de sa charité rend sa propre vie méprisable pourvu qu'il puisse [p. 16] à ce prix racheter les âmes, y a-t-il quelque esclave assez malheureux pour lequel nous devions craindre de nous prodiguer ? Saint Paul aussi ne sait plus que faire : Ego autem,.. impendam ; ce n'est pas assez... (il faut inventer un terme nouveau pour exprimer une ardeui" nouvelle), et superimpendar ipse pro animahiis vestris'^. Un martj-re, c'est la privation du martyre. I.e vrai néant ' .
1. I Petr., 1, 18, 19. (L'orateur ciens éditeurs mêlent ici la variante semble prêter cette citation à saint au texte ; Lâchât abandonne le texta Paul.) pour la variante.