I Cor., lu. 22. ajouté. L';uite»ir disait d'abord: «Un
2. Édit. : El Dieu nous a faitcon- mahométan... baissa... ii II modifie naître... l'efficace de cette charité si le tour, en ajoutant : « On a vu... » bienfaisante. Il f^"t mettre le verbe suivant a
3. Édit: qui baissa. —Reste d'une l"infinitif. ce qu'il a oublié de faire, jiremière rédaction, avec un mot 4. Phil,. iii.l2.
DF, SAINT PIF.RRE NOLASQUE. 595
l'Égliàe cette charité désintéressée, toute la terre so convertirait. Car qu'y aurait-il de plus efficace pour faire adorer un Dieu se livrant pour tous, que d'imiter son exemple ? Hoc cnim sentite in vobis quod et in Chnsto Jesu \ Disons donc avec rx\pôtre% mais disons d'un cœur véritable : « Ego auttni ... impendam, et superimpendar /psc pro nnimahiis ve.stri^i : je me donnerai ; ce n'est pas assez : il faut inventer un terme nouveau pour ex[)rimer une ardeur nouvelle, fiuperimpendar, je me prodiguerai poiu" vos âmes. » La charité de ce Dieu qui se donne à nous nous presse de l'imiter, et de dévouer nos personnes au service de tous les honunes '.
Troisième Point ■*.
C'est un précepte de l'Apôtre, de ne point considérer ce qui nous touche, mais ce qui touche les autres : Non qusc s7/« sunt singidi considérantes, sed [en] qiiœ aliorum'. C'est la perfection de la charité, et c'est par là que nous nous montrons les véritables disciples de celui qui a méprisé son honneur, qui a oublié sa propre personne, qui a donné enfin son âme poiu* nous.
Ce précepte de saint Paul prend son origine de celui de Jésus-Christ même. Car écoutez comme il parle a ses saints disciples à la veille de sa Passion douloureuse : « Je vous donne., dit-il, un nouveau commandement, que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés : Mandatum noviim do vobis, ut diligatis invicem sicut dilexi vos *^^. » La force de ce précepte est dans ces paroles : Comme je vous ai aimés ; et par là, il faut c{ue nous entendions que, comme il nous a aimés jusqu'à s'oublier soi-même pour notre salut, ainsi, pour aimer nos frères dans la perfection qu'il désire, nous devons regarder avec saint Paul, non ce qui nous touche en particulier, mais ce qui touche les autres.