Il Cor., XII, 15. que V Ave ; cette feuille, avec le
3. Première rédaction : [p. 22] troisième point tout eiitiei-, est pas- Renonçonsdoncà nous-mêmes, pour sée, comme nous l'avons dit, dans la gagner nos frères ; c'est à quoi nous collection do 'M. H. de Rothschild, invite saint Pierre Nolasque. Il y 4. ^[anque dans rèdition Lâchât. invite les antres, mais, mes Pères, .">. Phil., ii,4.
il vous y a dévoués. — La rédaction 6. Joan. xill 31.
X "est-ce pas pour cette raison qu'il nous a donné son saint corps, mémorial éternel de la charité infinie par laquelle il s'est donné pour notre salut? Il ne nous donne son corps que pour nous donner [son] esprit; car c'est lui qui nous a dit que c'est l'esprit qui vivifie, et que la chair par elle-même ne profite pas \ Il nous donne son corps, afin de nous donner son esprit ; et quel est l'esprit de Jésus, sinon cet esprit de charité pure, toujours prête à renoncer à soi-même pour servir aux utilités et au salut du prochain ? Ainsi ce (li\ hi Sauveur, non content d'avoir pratiqué cette charité excellente de se donner pour ses amis, il ^ nous a laissé son esprit, afin que nous ne soyons plus à nous-mêmes, mais à ceux qu'il a faits nos frères, et non seulement nos frères, mais nos propres membres.
C'est ici, mes Révérends Pères, que votre saint patriarche a imité parfaitement son divin modèle. Car, après avoir pratiqué dans une si haute perfection cette grande charité du Sauveur des âmes, il en fait votre loi et la règle de tout son ordre ; et il vous a obligé [s], non seulement à exposer votre liberté, mais encore à l'engager efl^ectivement pour délivrer vos frères captifs.
Il a voulu par là vous conduire au point le plus éminent de la vie régulière et religieuse. Qu'ont prétendu^ les auteurs de ces saintes institutions, sinon de conduire leurs disciples h l'entière abnégation de soi-même ? On le peut faire en deux sortes *. On renonce premièrement à soi-même, en mortifiant ses désirs par l'exercice de la pénitence. Mais on y renonce secondement, et d'une manière beaucoup plus parfaite, par la pratique tle la charité fraternelle. Votre bienheureux instituteur n'a pas dédaigné la première voie : la vie qu'il vous a prescrite est une vie pénitente et mortifiée. Mais il a eu encore un dessein plus noble, et il a cru qu'il n'y avait lien de plus efficace pour vous détacher de vous-mêmes, que de vous nourrir dans cet esprit vraiment saint et vraiment chrétien, que ^ votre vie, votre liberté, vos