Joan., III, 14-15. d'émanation, mais par voie de créa
2. L'auteur veut dire qu'elles tion directe, vieuneiit de Dieu, non ])ar voie
l'ont fermé et. que la justice divine veille sans cesse à la porte pour nous en défendre l'entrée, Jésus entreprend de le conquérir ; et il commence dans cet esprit ce fameux combat, dans lequel il vient aux mains sur la croix avec la justice de son Père, armée contre lui personnellement: il la surmonte, il la force, il la désarme ; et par là, le ciel devient sa conquête.
Ainsi vous voyez, Messieurs, toute l'économie de notre salut dans le mystère de cette journée. Jésus prodisfue tout ce qu'il possède; c'est ce qui fait la perfection de son sacrifice. Jésus, en se donnant lui-même, achète des âmes ; c'est ce qui consomme l'œuvre de la Rédemption. Jésus, en combattant, force le ciel ; c'est ce qui assure le prix de ses conquêtes.
Mais qu'apprendrons-nous pour régler nos mœurs dans cet admirable spectacle ? Tout ce qui nous est nécessaire pour notre conduite. Nous apprendrons h mépriser les biens périssables ; car qui pourrait ne mépriser pas ce que Jésus-Christ prodigue ? Nous apprendrons à estimer nos âmes ; car qui pourrait n'estimer pas ce que Jésus achète ? Nous apprendrons à désirer le ciel ; car qui pourrait ne désirer pas ce que Jésus a conquis par tant de travaux ? Quitter tout pour sauver son âme en allant à Dieu, n'est-ce pas toute la science du christianisme ? Et ne la voyez-vous pas toute ramassée en Jésus-Christ crucifié ?...