‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 487 sur 552 · Vnr. : semble indisrne d'eux. — 4. Ezech., xxiii · texte numérisé non relu

Vnr. : semble indisrne d'eux. — 4. Ezech., xxiii

Edit. : une faiblesse indicne «l'eus. 5. « C'est dans la conscience mè-

2. Ms. : nue insulte public. — Si me. £■; ~^) cu'/£'.5'jt;, que saint Grécet exemple était isole, nous aurions goire vent que soit imprimée cette le choix entre les deux genres ; mais note d'une éternelle ignominie. » nous avons rencontré tout à l'heure (Dcforis.)

le masculin et nous allons le ren- 6. Orat. XX. (Nunc xvi.)

contrer encore.

sera p/»* terrible que tous h's autres supplices. Car c'eirt par elle, mes Frères, que le pécheur, chargé de ses crimes, et poursuivi sans relâche [p. xv] par sa conscience, ne pourra se souffrir soi-même ; et il cherchera le néant, et il ne hii sera pas donné. O ! mes Frères, que la teinture ^ de cette honte, si je puis parler de la sorte, sera inhérente alors! O! qu'il nous est aisé maintenant de nous en laver pour jamais! Allons rougir, mes Frères, dans le tribunal de la pénitence. Hé! ne désirons pas qu'on y plaigne toujours notre faiblesse. Qu'on la blâme , qu'on la reprenne, qu'on la réprime, qu'on la châtie ".

Le temps est court, dit l'Apôtre', et Vheure it''esl pas éloignée. Je ne dis pas celle du grand jugement, car le Père s'est réservé ce secret ; mais je dis l'heure dé la mort, en laquelle sera fixé notre état. En tel état que nous serons morts, en cet état innnuable nous seront repré.sentés au grand jour de Dieu.

O ! quel renversement en ce jour ! O ! combien descendront des hautes places! O! combien chercheront leurs anciens titres, regretteront vainement leur grandeur perdue ! O ! quelle peine de s'accoutumer à cette bassesse ! Fasse le Dieu que j'adore que tant de grands qui m'écoutent ne perdent pas leur rang en ce jour! Que cet auguste monarque ne voie jamais tomber [p. xvi] sa couronne : qu'il soit auprès de saint Louis, qui lui tend les bras et qui lui montre sa place ! O Dieu, que cette place ne soit point vacante ! Que celui-là soit haï de Dieu et des hommes, qui ne souhaite pas sa gloire, même sur la terre, et qui ne veut pas la i;>rocurer fie toutes ses forces par ses fidèles services"! Dieu sait sur ce sujet les vœux de mon cœur, Mais, Sij-e, je trahis Votre Majesté et je lui suis infidèle % si je borne mes

1. Il faudrait peut-être supprimer nous re)M-eniie. f(u"i>u nous roprinu-. ce mot, et lire : « Oh ! mes Frères, qu'on nous châtie.

que cette honte sera inhérente a- 3. I Cor., vti. 2!i.

lors ! Il Bossuet a laissé le me < bre 4. Var : Sire, celui-là est haï île.

de phrase : « si je puis parler de la Dieu et des honini-^s, qui ne souhaite

sorte. )) Le mot ù'infurenété réprou- pas votre gloire, même en cette vie,

vé. à ce qu'il semble, mais sans être de tout son cœuv. et qui manque d'y

remplacé. concourir — qui ne veut pas y con-

2. Var.: nos faiblesses (Ce plu- courir — de toutes ses forces.

riel est corripé comme donnant un 5. Vav. : M.Tif je vous suis infi-

faus sens). Qii'on nous blâme, qu'où deie...

souhaits pour vous dans cette vie périssable. Vivez donc heureux, fortuné, victorieux de vos ennemis, père de vos peuples; mais vivez toujours bon et toujours juste ; vivez toujours humble et toujours pieux, toujours prêt à rendre compte à Dieu de cette noble partie du genre humain qu'il vous a commise. Ainsi vous serez toujours roi \ toujours auguste, toujours couronné, et dans la terre et au ciel ^ ; et c'est la félicité que je souhaite à Vos Majestés^ au nom du Père, et du Fils, et du Saint- Esprit. Amen *.

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