‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 496 sur 552 · Que voulez-vous qu'on vous S. Ms. : tous prêts · texte numérisé non relu

Que voulez-vous qu'on vous S. Ms. : tous prêts

christianos ^ » Ainsi je prévois c[ue les libertins et les esprits forts pourront être décrcdités, non par aucune horreur de leurs sentiments, mais parce qu'on tiendra tout dans l'indifférence, excepté les plaisirs et les affaires. Voyons si je pourrai rappeler les honmies de ce profond assoupissement, en leur représentant dans mon second point la beauté incorruptible de la morale chrétienne.

Second Point -.

[P. i] Grâces à la miséricorde divine, ceux qui disputent tous les jours témérairement de la vérité et de la foi ne contestent pas au christianisme la règle des mœurs, et ils demeurent d'accord de la pureté et de la perfection de notre morale. Mais certes ces deux grâces sont inséparables ^. Il ne faut point deux soleils, non plus dans la religion que dans la nature, et quiconque nous est envoyé * pour nous éclairer dans les mœurs, le même nous doimera la connaissance certaine des choses divines qui sont le fondement nécessaire de la bonne vie ■*. Disons donc que le Fils de Dieu nous montre beaucoup mieux sa divinité en dirigeant sans erreur la vie humaine qu'en redressant" les boiteux et faisant marcher les estropiés. Celui-là doit être plus (qu'homme, qui, à travers de ' tant de coutumes et de tant d'erreurs, de iant de passions compliquées et de tant de fantaisies I)izarres, a su démêler au juste et fixer |)récisément la règle des mœurs. Réformer ainsi le genre humain, c'est donner à l'homme la vie raisonnable; c'est une seconde créât it)n i)lus noble en quelque façon cjue la première. Quiconque sera le chef de cette réformatioii salutaire'' doit avoir à son secours la niêiiu' sagesse (|ui a l'orme

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