Ms. : ses. — La phrase com
n'est pas post>il)le que les péchés soient ôtés par le sany,- (les taureaux et des boucs : Impossihilc est sanguine iaurorum et hircorum auferri peccata^. » Si bien que ceux qui les immolaient faisaient bien, à la vérité, une reconnaissance publique de ce que méritaient leurs crimes, mais ils n'en avançaient pas l'expiation. Aussi, dit le même Apôtre", ils multipliaient sans fin leurs holocaustes, et toujours leurs péchés demeuraient sur eux. [P. viii] Puis donc qu'il n'y avait parmi nous aucune ressource, que restait-il autre chose, sinon que Dieu réparât lui-même l'injustice de notre crime par la justice de notre peine, et satisfît à sa juste vengeance^ par notre juste punition ?
Dans cette cruelle extrémité, que devenions-nous, Chrétiens, si le Fils unique de Dieu n'eût proposé cet heureux écliange, prophétisé par David, et rapporté par le saint Apôtre* ! O Père, les liolocaustes ne vous ont pas plu ; c'est en vain que les hommes tâchent de subroger en leur place d'autres victimes : elles ne vous sont pas agréable[s], mais j'irai moi-même me mettre en leur place ; tous les hommes sont dus à votre vengeance, mais une victime de ma dignité ])eut bien remplir justement 1^ place même d'une infinité de pécheurs : Tune (iiri : Ecce vcnio.
lÀ se vit ce spectacle de charité, spectacle de miséricorde, auquel nous [p. ix] ne devrions jamais penser sans verser des larmes. Un fils uniquement agréable, (jui se met en la place des ennemis ! l'innocent, le juste, la sainteté même, cjui se charge des crimes des malfaiteurs ! celui qui était infiniment riche, qui se constitue caution pour les insolvables !
IMais, ô Père, consentirez-vous à cet échange ? Pourrez-vous voir mourir votre Fils, pour donner la vie à des étrangers ? Un excès de miséricorde lui fera accepter cet offre ; son Fils devient sa victime en la place de ious les mortels. — Mais que n'use-t-il entièrement de miséricorde? — Je vous l'ai déjà dit, c'est qu'ilveut