Yar. ; satisfît sa juste colère
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faire Iriompher ' la miséricorde dans l'ordre de justice : premièrement, Chrétiens, afin de glorifier ces deux attributs dans le mystère de notre salut, qui est le chefd'œuvre de sa puissance; mais la raison la plus [p. x] importante, c'est qu'il lui plaît de niontrer ainsi son amour aux hommes : « Sic Deus dilexit mundum : Dieu a tant aimé le monde, etc. '. » En effet, qui serait capable de bien pénétrer cette charité immehse de Dieu envers nous? Donner l'héritier^ pour les étrangers ! donner le naturel pour les adoptifs * !
[P. xi] Épanchons nos cœurs, âmes saintes, dans une pieuse méditation de ces paroles si tendres et de cet échange si merveilleux. C'est déjà une bonté incomparable que Dieu ait voulu adopter des hotnmes mortels ; car, comme remarque excellemment saint Augustin^, les hommes ne recourent à l'adoption que lorsqu'ils n'espèrent plus d'enfants véritables ; si bien qu'elle n'est établie que pour venir au secours et suppléer au défaut de la nature qui manque. Et néanmoins, ô miséricorde ! Dieu a engendré dans l'éternité un fils qui contente parfaitement son amour, comme il épuise entièrement sa fécondité ; et néanmoins, ô bonté incompréhensible ! lui qui a un fils si parfait *, par l'immensité de son amour ^, par les richesses infinies d'une bonté surabondante*, il donne des frères à ce premier-né, des compagnons à cet unique, et enfin tles cohéritiers à ce bien-aimé de son cœur. [P. xii] Il fait quelque chose de plus au Calvaire : non seulement il joint à son propre fils des enfants qu'il adopte par miséricorde, mais, ce qui passe toute créance, il livre son propre fils à la mort, pour faire naître les adoptifs» Qui voudrait adopter à ce prix, et donner son fils pour
\. Nute vunyuiale: Nécessaire havx, l'innocent pour le pécheur»
pour tout ce discours. c'est ce que fait le Pure céleste. Non,