‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 10 sur 532 · Surcbar^e, dont la place était i^écheurs · texte numérisé non relu

Surcbar^e, dont la place était i^écheurs

indiquée à l'avance par un signe 5. "Var. : par ses désirs. — Souligné

d'appel, à la sanguine. d'abord, puis remplacé. Dans le sei-

i\. Confess.. lib. VIII, cap. v. mon prononcé, Bossuet est revenu

4. Var. : Voilà en deux ou trois ti la variante : ses désirs.

l'OLR LA FÊTE DE LA PURIFICATION. 11

où ils vont, l'elle est la liberté de l'homme pécheur. Il est libre, à son avis, il fait ce qu'il veut ; mais que cette fausse liberté le trompe, puisqu'en faisant ce qu'il veut, aveugle et malheureux [p. 18J qu'il est, il s'engage à ce qu'il veut le moins ! Car, Messieurs, dans un empire réglé et autant absolu qu'est celui de Dieu, l'autorité n'est pas sans force et les lois ne sont pas désarmées : quiconque méprise leurs règlements, est assujetti à leurs peines; et ainsi ce rebelle inconsidéré qui éprouve sa liberté contre Dieu et l'exerce insolemment par le mépris de toutes les lois ^, pendant qu'il fait ce qu'il veut, attire sur lui nécessairement ce qu'il doit le plus avoir en horreur, la damnation, la mort éternelle, la juste et impitoyable vengeance d'un Tout- Puissant méprisé. Cesse donc, ô sujet rebelle et téméraire prévaricateur de la loi de Dieu ^ ! [p. 19] cesse de nous vanter désormais ta liberté malheureuse que tu ne peux pas soutenir contre le souverain que tu offenses, «t reconnais au contraire que tu forges toi-même tes fers par l'usage de ta liberté dissolue, que tu mets un poids de fer sur ta tête, que tu ne peux plus se- <;ouer, et qu'enfin tu seras réduit ^ à une servitude éternelle, en voulant étendre trop loin les folles prétentions <le ta vaine et ridicule indépendance.

Par conséquent. Chrétiens, vivons dépendants de Dieu ; et croyons que, si nous osons mépriser ses lois, notre audace ne sera pas impunie. Car si l'Apôtre a raison de dire que nous devons craindre le magistrat, [p. 20] c( parce que ce n'est pas en vain qu'il porte l'épée, non enhn sine causa gladiuin po7'tat ^ », combien plus devons-nous penser que ce n'est pas en vain que Dieu est juste, que ce n'est pas en vain qu'il est toutpuissant, que ce n'est pas en vain qu'il lance le foudre^, ni qu'il fait gronder son tonnerre ^ ! Que si, dans cette

1. Var. : de toutes ses lois, — de 5. Edit. : la foudre. — Le masculin «es saintes et terribles lois. (C'est est une correction de Bossuet. aussi la leçon du sermon pris à l'au- 6. Les éditeurs continuent ici par dition). un intéressant emprunt au brouil-

2. Comparer à cette apostrophe Ion, que l'auteur n'a pas fait entrer •celle du sermon sur la nécessité de dans sa mise au net, et que rien îa pénitence (T. TV. p. 690). n'autorise à y introUiire. Il est vrai

3. Yar.retenfin que tu t'engages... qu'à la différence de ce qui précède

Page 1