Var. : fortune. bras du Seigneur son Z>iew,auquel
4. Anciennes édit. : avait. — Mais Ces derniers mots allaient se trou- M. G-azier a fait remarquer très jus- ver répétés dans la ligne suivante, tement que Bossuet supprime les 8. L'orateur allait dire : (( cette quatre dernières lettres pour luettre prière, dont je pèserai toutes les au présent l'expression d'une vérité paroles, non pour mêler mes pend'expérience. sées aux lumières du Saint-Esprit,
5. Yar. : qui l'environnait, il n'y mais pour vous expliquer ses divins avait (presque personne qui n'eût oi-a[cles]... )) Il s'interrompt, et intérêt de le tromper et de le sur- efface.
prendre). — Les mots entre paren- 9. Ici, une traduction par trop
thèses sont effacés. littérale est supprimée comme peu
6. Var. : et enveloppait la vérité. intelligible : « qui ne sais ni mon
7. Sept mots soulignés, c'est-à-dire entrée ni ma sortie... )>
parvulus, et ignorans egressum et introït um meum^. » Ne croyez pas, Chrétiens, qu'il parlât ainsi par faiblesse. Il parlait et il agissait dans ses conseils avec la plus haute fermeté, et il avait déjà fait sentir aux plus grands de son État qu'il était le maître; mais, tout sage et tout absolu qu'il était, il voyait qu'en la présence de Dieu, toute cette force n'était que faiblesse et que toute cette sagesse n'était qu'une enfance : Ego autem sum parvulus ; et il n'attend que du Saint-Esprit^ l'ouverture et la sortie de ses entreprises. Après quoi, le désir immense de rendre justice lui met cette parole à la bouche ^ : Vous donnerez, ô Dieu, a votre sei'viteur un cœur docile, afin quHl [p. 22] puisse juger votre peuple et discerner entre le bien et le mal. Car autrement qui pourrait conduire ^ cette multitude infinie ^ ? Vous voyez bien, Chrétiens, qu'il sent le poids de sa dignité et la charge épouvantable de sa conscience, s'il se laisse prévenir contre la justice. C'est pourquoi il demande à Dieu ce discernement et ce cœur docile : par où nous devons entendre, non un cœur incertain et irrésolu, car la véritable prudence n'est pas seulement considérée, mais encore tranchante et résolutive ; c'est donc qu'il considérait que c'est un vice de l'esprit humain, non seulement d'être susceptible des impressions étrangères, mais encore de s'embarrasser dans ses propres Imaginations; et que ce n'est pas toujours la faiblesse du génie, mais souvent même sa force qui fait que l'homme s'attache plus qu'il ne faut à soutenir ses opinions, sans vouloir jamais revenir ^. De là vient que, regardant avec tremblement les excès où ces violentes préoccupations engagent [p. 23] les meilleurs esprits, il demande à Dieu un cœur docile ; c'est-à-dire, si nous l'entendons, un cœur si grand et si relevé qu'il ne cède jamais qu'à la vérité, mais qu'il lui cède toujours en
1. III (Ms. II) Reg., III, 7. tiiujn hune multum ? (Bieu long pour