‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 148 sur 532 · Yar. : humecter. 5. A partir de cet endroit, l'orateur · texte numérisé non relu

Yar. : humecter. 5. A partir de cet endroit, l'orateur

2. Yar. : brûlée. abandonne définitivement sa preo. Ms. : serat-il. mière rédaction (cf. p. 190), réser- A.Tntéressts^^lè^és.hlQ^^è^. Intéresser vant l'espace qui lui reste pour exne s'emploie plus gué e en ce sens poser de courageuses vérités, qu'il qu'en chirurgie : Le coup a intéressé avait eu dessein d'abord de faire une veine. Il en était autrement entrer dans le sermon projeté pour jadis : « L'abeille tire son miel des le quatrième dimanche, sur V Amhifleurs sans les intéresser. » (Saint tion : nous avons vu qu'il n'avait François de Sales). pas pu être prêché.

quels étaient les droits de sa charge, mais encore quelles étaient les forces du peuple, a II vit que les capitaines généraux qui l'avaient précédé dans cet emploi, avaient trop foulé ce pauvre peuple ^ : Duces gravaveruïit popidum » ; mais surtout, comme il est assez ordinaire, [p. 32] « que leurs ministres insolents l'avaient entièrement épuisé : Sed et ministri eorum depresserunt populum^. » Voyant donc ce peuple qui n'en pouvait plus, il se crut obligé en conscience de chercher tous les moyens de le soulager ; et, bien loin d'imposer de nouvelles charges, comme avaient fait ^ ses prédécesseurs, il crut qu'il devait remettre, comme porte le texte sacré*, beaucoup de droits qui lui étaient dus légitimement. Et après, plein de confiance en la divine bonté, qui regarde d'un œil paternel ceux qui se plaisent à imiter ses miséricordes, il lui adresse du fond de son cœur cette humble prière : « Mon Dieu, souvenez-vous de moi en bien, à proportion des grands avantages que j'ai causés à ce peuple : Mémento mei, Deus mens^ in honmn, secundum omnia quœ feci populo huic^. » C'est l'unique inoyen d'approcher de Dieu avec une pleine confiance, c'est la gloire solide et véritable que nous pouvons porter hautement jusques devant ses autels ; et ce Dieu si délicat et si jaloux, qui défend à toute chair d[e] se glorifier^ devant sa face, a néanmoins agréable que Néhémias et tous ses imitateurs se glorifient [p. 33] à ses yeux du bien qu'ils font à son peuple. N'en disons pas davantage, et croyons que les princes qui ont le cœur grand sont plus pressés par leur gloire, par leur bonté, par leur conscience à soulager les misères publiques et particulières, qu'ils ne peuvent l'être par nos paroles. Mais Dieu seul est tout-puissant pour faire le bien.

Si de cette haute contemplation je commence à jeter les 3'eux sur la puissance des hommes, je découvre visiblement la pauvreté essentielle à la créature, et je

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