‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 154 sur 532 · Tout ce qui précède les mots : 2. Rom., iv · texte numérisé non relu

Tout ce qui précède les mots : 2. Rom., iv

(( c'a été un conseil de Dieu... » 3. Serm. Fer. secund. Pasch. (Ap-

(troisième phrase) est une addition pend.), n. 13.

marginale. 4. I Joan., ii, 2.

chose que malignité : Mundus totiis in maligno positus est^. [Elle s'est] produite^ contre Jésus-Christ pour deux raisons. 1*^ Il est venu combattre la malignité du monde : il a été nécessaire qu'il la fît déclarer toute entière ; c'est pourquoi elle a, pour ainsi dire, marché contre lui comme en bataille rangée, et déj^loyé contre Jésus-Christ tout ce qu'elle a de malices^. 2° [Il est venu] expier [les péchés] :... nous donner les moyens de les connaître, et les motifs de les haïr.

Rien ^ ne nous peut faire haïr davantage la malignité du monde, que de lui voir répandre contre le Sauveur tout ce qu'elle a de venin. C'est pour cela que tout ce qu'il y a de plus secret, tout ce qu'il y a de profondeur dans la malice des hommes a paru au jour ; il a fallu que cette malignité se déployât, pour ainsi dire, toute contre lui, afin qu'elle nous parût d'autant plus digne d'exécration qu'elle est plus avant mêlée dans le plus noir attentat que le soleil "" ait jamais vu. Ainsi la manière la plus utile de considérer les pers/écutions qu'on fait au Sauveur des âmes, c'est de peser attentivement de quoi le cœur de l'homme a été capable, afin qu'autant de fois que nous connaîtrons en nous-mêmes quelque ressemblance avec ceux qui ont aflligé et persécuté Jésus-Christ, nous voyions en combien de sortes nous renouvelons le crime des Juifs et la passion du sauveur des âmes.

[P. 6] Venez donc apprendre, Mess[ieurs], dans l'histoire de ses douleurs, ce qu'il faut attendre du monde. Venez connaître le naturel et les malignes dispositions de l'esprit humain ; enfin venez voir ce qu'il faut souffrir de l'amitié, de la haine, de l'indifférence

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