‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 161 sur 532 · Var. : tendre. 6. Is., l · texte numérisé non relu

Var. : tendre. 6. Is., l

4. Yar. : présenter lui-même ses 7. Var. : éviter. -mains-oîW^rièrcscZe tant de miracles... 8. Var. : aJaandonnée à la toute- — Les mots en italiques sont effacés. puissance de votre malice.

o. Bossuet rature ici l'expression :

la plus rude épreuve de la patience : on cède plus facilement dans les autres maux où la malice des hommes ne se mêle pas ^. Et la raison, Chrétiens, [p. vi] c'est que, par exemple, dans les maladies un certain cours naturel des choses nous découvre plus clairement l'ordre de Dieu, auquel notre volonté, quoique indocile, voit bien néanmoins qu'il faut se rendre. Mais cet ordre, qui nous est montré dans les nécessités naturelles, nous est caché au contraire par la malice des hommes. Lorsque nous sommes circonvenus par des fraudes ^, par des injustices, par des tromperies ; lorsque nous voyons que (c nos ennemis nous ont comme assiégés ^ et environnés par des paroles de haine, » ainsi que parle le divin Psalmiste: Sermonihus^ odii circumdederunt me^ ; et que, de quelque côté que nous nous tournions, leur malice a pris les devants et nous a fermé de toutes parts les portes ^, alors il est malaisé de reconnaître l'ordre d'un Dieu juste parmi tant d'injustices qui nous pressent ; et comme rien ne nous paraît que la malice des hommes qui nous trompent et qui nous oppriment ^, notre cœur croit avoir droit de se révolter; et c'est là qu'on se sent poussé aux derniers excès ^.

O Jésus crucifié par les impies ! ô Juste persécuté de la manière du monde la plus outrageuse ! venez ici à notre secours ^ [p. vu] En effet, qu 'est-il jamais arrivé au monde par un ordre plus manifeste de la providence de Dieu que la passion de son Fils ? et quel événement a-t-on jamais vu où la malice, où la perfidie, où tous les crimes aient plus de part ? C'est là, si nous l'entendons,la cause de ce grand combat de Jésus-Christ

1. Edit. : mais quand la malignité nous ( V) les sorties pour vous échapde nos ennemis est la cause de nos per,Jes.avenuespour vous secourir, disgrâces, on a peine à trouver de la Circonvallation d'iniquité. » patience. — Supprimé par Bossuet, 5. Ps. cviii, 2.

et avec raison, car c'était une redite 6. Yar. : a fermé toutes les portes

peu nécessaire. (à votre innocence). — Ces derniers

2. Yar. ; Lorsque nous nous trou- mots effacés. — Edit. : nous a fermés vons accablés par les fraudes, par de toutes parts.

les... 7. Mot souligné ; non remplacé.

3. Yar. : lorsque nous nous trou- 8. Yar. : et on ne peut plus trouver vons comme assiégés. sa patience.

4. En note marginale, le texte 9. Edit.: et faites-nous voir Tordre plus complet : Sermonibus odii cir- de Dieu dans les maux que nous cumdederunt me, et erpugnaverunt endurons parla malice des hommes. me gratis:. — Et au-dessus : « A — Cette fin de phrase est effacée.

Sermous de Bo«saet. — V. 14

210 CARÊME DE SAIXT-GEUMAIN.

contre la justice de son Père. O Père! lui dit-il avec tant d'ardeur dans le jardin des Olives, que ce calice passe loin de moi ! A la vérité, Chrétiens, étant homme comme nous et de même complexion, il avait une horreur naturelle de la mort et des tourments ; mais je ne me tromperai pas en vous assurant que c'est quelque chose de plus rigoureux qui lui fait faire cette prière avec tant d'instance. C'est qu'il voyait dans le calice de sa passion non seulement des douleurs extrêmes, mais encore des injustices inouïes : c'est ^ ce qui cause le plus d'horreur à sa sainte âme, et rien ne l'afflige tant [dans] ses plaies^ que lorsqu'il voit qu'il n'en reçoit point que par autant de sacrilèges. O mon Père ! ce n'est pas ainsi que je voudrais être couvert des péchés"^ du peuple. Je * ne refuse pas les douleurs; [p. viii] et '', Père, s'il se pouvait que je souffrisse sans tant de crimes de la part de mes ennemis, mes peines seraient supportables : mais faut-il qu'avec tant de tourments je boive encore, pour ainsi dire, tant d'iniquités, et que je me voie l'unique sujet de tant d'horribles blasphèmes, de tant de violences furieuses ? « Pater! si possîhîle est^ transfer ccilicem istum a me *" : O Père ! s'il est possible, délivrezmoi du moins de cette amertume. » Et toutefois, ajoute-t-il, non ma volonté, mais la vôtre : Verumtamen non mea voluntas, sed tua fiât \. » Quoi donc ! la volonté du Père céleste est-elle dans la trahison de Judas, dans la fureur des pontifes, et dans tous les autres crimes énormes dont je vous ai fait tant de fois le dénombrement ?

1. Edit. : c'est ce qui en fait la 5. Edit. : eh ! mon Père. — Le plus grande amertume. — SupjDrimé. manuscrit porte et. Il est vrai que Le ms. portait : c'est ce qui en fait souvent l'interjection est écrite la grande amertume. ainsi; mais rien n'empêche en cet

2. Rédaction à laquelle l'auteur endroit de conserver la conjonction, revient après hésitation. Il avait Les éditeurs ont multiplié ici les effacé tant d' .... et commencé une exclamations : vt Oh !... eh ! )^ Cette correction qu'il n'achève pas : t(rien interprétation, sans être manifestene le... » — Ce passage est une ad- ment fautive, n'est ni la plus simple dition marginale avec renvoi. ni la plus naturelle. Quant à l'ad-

3. Yar. : porter les péchés... jectif possessif, il est formellement

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