Luc, xxill, 34, faiblesse, » qui était amphibologi
2. S. Aug., Jn Joan., Tract, xcii, que : le dernier mot était déjà souli- B. 1. gné, quand il se ravise et y ajoute
3. Var.: y aura-t-il quelque âme...? l'article : il a soin enfin d'en placer
4. Édit. : de bon cœur. — Trois «n autre devant « malice. » Pourmots effacée quoi les éditeurs, s'ils admettent le
ô. Édit. : par malice. - Mais la premier, rejettent-ils le second ? est une correction, correspondant à 6. Yar. : ceux qm nous outragent,
celle qui précède :« par fa faiblesse. » 7. Yar.: d'une patience outra-
Ici Bossuet allait condamner : (( par géante.
remue pas par dédain, et qui feint d'être tranquille pour insulter davantage : tant nous sommes cruels ennemis et implacables vengeurs, qui faisons des armes offensives et des instruments de colère, de la patience même et de la pitié ' î
Chrétiens, que ce saint jour ne se passe pas sans que nous donnions nos ressentiments à Jésus-Christ crucifié. Ne pensons pas inutilement à la mort du Juste et à ses bontés infinies. Pardonnons à son exemple à nos ennemis ; et songeons qu'il n'y a point de Pâque pour nous sans ce pardon nécessaire.
[P. XI v] Je sais que ce précepte évangélique n'est guère écouté à la Cour : les vengeances y sont infinies ; et quand on ne les pousserait "' pas par ressentimentr on se sentirait obligé de le faire par politique. On croit qu'il est utile de se faire craindre, et on pense qu'on s'expose trop quand on est d'humeur à souffrir. Et peut-être qu'on supporterait cette maxime anti-chrétienne, si nous n'avions à ménager que les intérêts du monde; mais notre grand intérêt, c'est de savoir nous conciher la miséricorde divine, c'est de ménager un Dieu ^ qui ne pardonne jamais qu'à ceux qui pardonnent sincèrement, et n'accorde sa miséricorde qu'à ce prix. Notre aveuglement est extrême, si nous ne sacrifions à cet intérêt éternel nos intérêts périssables. Pardonnons donc. Chrétiens ; mais, après la grâce accordée, qu'il n'y ail plus de froideur. Je vous le dis devant Dieu, et Jésus- Christ crucifié me sera un témoin fidèle c^ue je dis la vérité, la manière de pardonner qu'on introduit dans le monde est une dérision manifeste de son Évangile : amis, pourvu qu'on ne se voie pas; on ne veut point revenir des premiers ombrages. Pardonner comme Jésus-Christ a pardonné ; [p. xv] tâcher de rétablir la confiance perdue, rappeler le cœur aliéné, et rallumer la charité toute éteinte, par des bienfaits ejïectifs :
1. Bossuet a d'abord essayé de 3. Bossiiet disait d'abord, coinme placer cette grande leçon du pardon dans le brouillon S!<r la JicstJce : des injures dans le sermon sur la (( de ménager qu'un Dieu nous par- Charitéfrate7-neUe. ■pmsdst.nsla.pve- donne. » Et il continuait: «Or mière rédaction du sermon sur la comme il ne pardonne {var. : Ov il Justice. ne pardonne)... et qu'il n'accorde...»