Hebr., XII, 6, 7, 8. g. Édit. : et vous rappeler
4. Var. : Ainsi persévérez. — Erreur de lecture. Texte de l'édition Lâchât. — Defo-
DE LA QÏJINQUAGESIME. 247
à l'ombre; et c'est être trop délicat^ que de vouloir vivre à son aise et en ce monde et en l'autre. Il est écrit: Malheur à vous qui riez, car vous pleurerez un jour^. Ne t 'étonne donc pas, Chrétien, si Jésus-Christ te donne part [àj ses souffrances ^, afin de t'en donner à sa gloire, et s'il te fait sentir les piqûres de tant d'épines qui percent sa tête \ Est-ce être maltraité que d'être traité comme Jésus-Christ ? Est-ce être maltraité que d'être inquiété [p. 42] où le plus grand malheur, c'est d'être en repos ?
Par conséquent, Chrétiens, montons avec Jésus-Christ en Jérusalem : prenons part à ses opprobres et à ses souffrances, buvons avec lui le calice de sa Passion. La matière ne manquera pas à la patience. La nature a assez d'infirmités, le monde assez d'injustice, ses affaires assez d'épines, ses faveurs assez d'inconstances, ses rebuts assez d'amertumes, ses engagements les plus agréables assez de captivités. Il y a assez de bizarrerie dans le jugement des hommes, et assez d'inégalités dans leurs humeurs contra [ires] "". Ainsi, de quelque côté et par quelque main que la croix de Jésus-Christ nous soit présentée, embrassons-la avec joie, et portons-la ^ du moins avec patience. « Regardez, dit le saint Apôtre, Jésus- Christ '^ qui nous a donné et qui couronne [p. 43] notre foi. Songez que, la joie lui étant offerte, il a préféré la croix, il a choisi la confusion ; et maintenant il est assis glorieux à la droite de son Père ^ . Pensez donc sérieusement à celui qui a souffert une si horrible persécution par la malice des pécheurs, afin cjue votre courage ne défaille pas et que votre espérance demeure ferme : JJt ne fatigemini animis vestris déficientes ^
1. Première rédaction : et c'est tion, que les éditeurs ont interprétée être délicat excessivement. ingénieusement, mais en y mettant