Joan., I, 14. est, et il nous le donne; il exerce
2. Var. : jusqu'à un degré très in- sa munificence et conserve sa dignitime. ié : Et nostra suscipiendo... (^p. 4).
3. Var. : de Dieu. — Note margi- — Autre var. : Par là, il témoigne noie (ajoutée après la rédaction dé- son amour et conserve sa dignité : finitive de la fin delà phrase): ((Tout Et nostra suscipiendo... (p. 4). — ce qui est indigne de Dieu est utile Première rédaction (p. 3) : ((... parpour mon salut : Quidquid Deo in- ce que, comme dit le grand saint dignum est. mih i expcdit : et par là il Léon, en prenant la nature humaine, devient digne de Dieu, quia nihil il élève ce qu'il prend et ne ^lerd tam dignum Deo qvam salus homi- point ce qu'il communique : Et nosvis. )\ (TertnM., de ('a7-n. Christ., n. ira suscipie)ido provehit, et sua conif) ; Advers. Mareion.. II. 27). municando non perdit. »
4. Surcharges multiples et très b. Serm. iv de N'ativ. {Mf^. : Serm. confuses. Celle qui nous pai'aît avoir v), cap. m.
été écrite la dernière se lit en marge 6. Ce paragraphe, sauf les troi^
de la p. 3. (fo 253). — Var. : Il gar- premiers mots, est une addition marde — conserve — demeure ce qu'il ginale, seulement esquissée.
à celui qui le précipite lui-même : Unde ceciditj indc dejecit ^ . Étant donc abattu par son propre orgueil, il nous a entraînés, en nous renversant, dans le même sentiment dont il est poussé. Superbes, aussi bien que lui. [Nous] égaler à Dieu avec lui, etc.
L'homme, par son orgueil, a voulu se faire Dieu, et, pour guérir cet orgueil. Dieu a voulu se faire homme. Saint Augustin définit l'orgueil une perverse imitation de la nature divine ^. Des choses où il est permis d'imiter Dieu^. Il est vrai qu'il est excité à jalousie, lorsque l'homme se veut faire Dieu et entreprend de lui ressembler ; mais il ne s'offense pas de toute sorte de ressemblance ; au contraire, il y a de ses attributs dans lesquels il nous commande de l'imiter. Considérez sa miséricorde, dont le Psalmiste a écrit qu^elle surpasse ses autres ouvrages^ ; il nous est ordonné de nous conformer à cet admirable modèle : Estote miséricordes, sicut [et Pater vester misericors est"^. Dieu est patient sur les pécheurs ; et, les invitant à se convertir, il fait luire, en attendant, son soleil [p. 5] sur eux et prolonge le temps de leur pénitence : il veut que nous nous montrions ses enfants en imitant cette patience à l'égard de nos ennemis : Ut sitjs filii Patris vestri ^. Il est saint ; et encore que sa sainteté semble être entièrement incommunicable, il ne se fâche pas néanmoins que nous osions porter nos prétentions jusqu'à l'honneur de lui ressembler dans ce merveilleux attribut ; au cont[raire], il nous le commande : Sancti estote^ [quia ego sanctus sum '] . Ainsi vous pouvez le suivre dans sa vérité, dans sa fidélité et dans sa justice. Quelle est donc cette ressemblance qui lui cause de la jalousie r* C'est lorsque nous lui voulons ressembler dans l'honneur de l'indépendance, en prenant notre volonté pour loi souveraine, comme lui-même n'a point d'autre loi que sa volonté absolue. C'est là le point délicat ; c'est là qu'il se montre jaloux de ses droits et repousse avec violence tous ceux qui veulent [p. 6] ainsi attenter à la