Edit. : il est clair que... ; et tion
que ... — Les mots que nous sup- »>. Var. : muniricence.
primons sont retranchés au manus-
La grâce du Jubilé qui nous a été accordée durant ces saints jours, jointe à la réception ^ des saints sacrements et aux pieuses pratiques qui nous ont été ordonnées, fait en nous une [p. 3] entière ^ application de ce beau nom de Sauveur "^j que le Fils de Dieu reçoit aujourd'hui, et le concours de ces choses m'oblii>e à traiter à fond de quelle manière ce divin Sauveur nous délivre de tous nos péchés. Or"^, Messieurs, pour expliquer ce mystère, je ne trouve rien de plus convenable que de vous proposer, aussi nettement que mes forces le pourront permettre, une excellente doctrine de saint Augustin, dans le IP livre " contre Julien, où ce grand homme remarque que cette délivrance de tous nos péchés a trois parties principales et essentielles. Car, expliquant ces paroles de saint Jean-Baptiste : Voici VAgneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde ^, il enseigne que le Fils de Dieu ôte en effet les péchés, « et parce qu'il remet ceux qu'on a commis, et parce qu'il nous aide pour n'en plus commettre, et parce que, par plusieurs périls et par plusieurs exercices, il nous mène enfin à la vie heureuse, où nous ne pouvons plus [p. 4] tomber sous leur tyrannie ^ : Tollit autem, et dimittendo quœ facta sunt,... et adjuvandone fiant, et perducendo ad vitam uhi fieri omnino non possint ^. »
Et certes, quand nous abandonnons au péché notre liberté égarée, il a sa tache qui nous déshonore et sa peine qui nous poursuit ; et quand il nous a été pardonné
1. Var. : enfermant la réception .. (( * Au jour de la naissance du Sau-
— L'auteur revient à sa première veur, j'entreprends de vous faire rédaction.qu'il avait d'abord effacée. voir quelle est la cause de son arri- ■ 2. Var. : totale. vée, quel est le mal dont il nous