Surchai'ges. pour le l^'' janvier apporte
1669 : (( * Dans le dessein que je me ô. Addition (l^' janvier 1(569) :
propose de vous expliquer (var.: l'C * du second ouvrage. »
d'expliquer à fond, — ces deux mots 6. Joan., i, 29.
effacés) le mystère du nom de Je- 7. Var. : sous sa tyrannie : —
sus. et le salut qui nous est donné tomber dans ses pièges : — où nous^
en Xotre-Seigneur, je ne vois... » ne pouvons plus en commettre au-
— Var. : * Pour expliquer à fond cun. — Celle-ci (première rédacle mystère de ce salut qui nous est tion) a les préférences des éditeurs, donné en Jésus-Christ, je ne trou- 8. Op. imperf. confr. Julirni., lib. verien... II, n. 84. — Ms. : Tollit omnino...^
Autre surcharge, pour Noël 1669, ad vitam in qaajîeri... dans l'A vent de Saint-Germain :
par la grâce du saint baptême et par les clefs de l'Eglise, il a encore ses appas trompeurs et ses attraits qui nous tentent : Unusq[uisque] tentatur a con- ^up[iscentia^ sua ^ ; et dans la plus grande vigueur de la résistance, voire même dans l'honneur de la victoire ", :si nous vivons sans péché, nous ne vivons pas sans péril, ayant toujours en nous-mêmes cette déplorable facilité ^t cette liberté malheureuse de céder à notre ennemi. Ainsi le divin Jésus, pour être notre Jésus, et remplir toute l'étendue d'un nom si saint et si glorieux, doit nous délivrer par sa grâce premièrement du mal du péché, secondement de l'attrait, troisièmement du péril. C'est ce qu'il commence en cette vie et qu'il achève dans la vie future^. Il ôte le mal du péché [p. 5] par la grâce qui nous pardonne ; il en réprime '^ en nous l'attrait dangereux par la grâce qui nous aide et qui nous soutient : il en arrache jusqu'à la racine, et le guérit sans retour dans la bienheureuse immortalité par la grâce qui nous couronne et [nous] récompense ^. Par conséquent, Chrétiens, si vous voulez saintement jouir du salut qui vous est offert, et de l'indulgence générale ^ qui vous est donnée par l'autorité de l'Église ;au nom de notre Sauveur, reconnaissez humblement et avec de continuelles actions de grâces le pardon qui vous a été accordé ; combattez avec foi et persévérance l'attrait t^rannique qui vous porte au mal; et aspirez de tout votre cœur au parfait repos et à la félicité consommée où vous n'aurez plus à craindre aucune fail)lesse. Voilà les trois grâces qui sont enfermées dans
1. Jacob., I, 14 — Ms.. : a sua arait choisi la véritable leçon : mal- ■conciipiscentia. heureusement il l'a gâtée ensuite,
2. Ceci est une correction, qu'on en y interpolant la seconde variante, ■serait tenté, d'après la couleur de 4. Yar. : combat.
l'encre, d'attribuer à la reprise du 5. Le latin ajouté plus tard en
1«' janvier 1669. La rédaction pri- marge (!«' janvier 1669): * Bei
mitive portait : (( dans la victoire et gratin régénérante non imputandum.
dans l'honneur dn triomphe (correc- Dei gratia ?ios JuvaiUe frenandum.
'tion : dans l'honneur de la victoi- Dei gratia rémunérante sanandum
re). )) Elle est du reste formelle- (Lib. II co?^^?^ J"«//o«., cap. Tv.n. 9).
ment effacée. 6. Un trait supprime ces mots
3. Yar. : c'est ce qu'il fait succès- pour 1669 : il n'y avait plus alors sivement et par ordre — il le fait... de Jubilé. En outre, un autre trait — Lâchât préfère la première de ces (à la sanguine) vient ensuite revariantes au texte définitif. Deforis trancher la phrase entière.
le nom et dans la qualité de Sauveur % et ce sont aussi les trois points qui partageront ce discours.
Premier Point.
[P. 6] Quoique^ j'aie déjà tracé quelque image du mal que le péché fait en nous, Tordre de mon discours exige de moi que j'en donne une idée plus forte, et que j'établisse les choses en remontant jusques à la source de tout le désordre. Pour ^ raisonner solidement, je commencerai, Chrétiens, à définir '^ le péché. Le péché est un mouvement de la volonté humaine contre les règles invariables de la volonté divine. Il a donc ^ deux relations ; il est la malheureuse production de la volonté humaine, et il s'élève avec insolence contre les ordres sacrés et inviolables ^ de la volonté divine ; il sort de l'une et résiste à l'autre : et par là il est aisé d'établir, selon la doctrine de saint Augustin^, en quoi le mal du péché consiste. Il dit qu'il est renfermé en une double contrariété, parce que le péché est contraire [p. 7] à Dieu, et qu'il est aussi contraire à l'homme. Contraire à Dieu, il est manifeste, parce qu'il répugne à ^ ses saintes lois ; contraire à l'homme, c'est une suite, à cause que, l'attachant à ses propres inclinations, comme à des lois particulières qu'il se fait lui-même ^,
1. Edit. : * dont j'espère vous muable de cette définition il est aisé montrer l'usage dans... — Ces mots d'établir une belle doctrine de saint sont une correction de 1669. — Augustin, qui nous explique admi- Var. : desquelles. rablement en quoi la malignité du
2. La moitié de ce premier point péché consiste. Il dit donc qu'elle (et même un peu plus, jusqu'à: est renfermée...
(( Enti-ez donc aujourd'hui... », ci- 6. Deux mots omis par les édi-
après, p. 305 a été barrée, l'année teurs. La surcharge est peu lisible
suivante, par un trait en mai'ge. — (2* rédaction).
Nous trouverons à cette date une 7. De Civit. Bei, lib. XII, cap. m.
autre rédaction pour le premier 8. Var. : combat.
point. 9. Var. : l'attachant à ses inclina-
3. Première rédaction : Je dis tions particulières, elle le sépare... donc que le péché est la malheu- — Anciennes édit. : à cause que reuse production de la volonté de V attachement à ses propres inclinal'homme, et qu'il s'élève avec inso- tions, comme à des lois particulières lence contre les ordres sacrés et qu'il se fait lui-même, le sépare... — inviolables de la volonté de Dieu ; Faute de lecture. Reproduite par il sort de l'une et résiste à l'autre ; Lâchât, avec les aggravations suiet ainsi, pour le définir, il faut dire vantes : (( à cause que l'attacheque... ment à lui-même et (effacé) h ses
4. Yar. : par la définition. inclinations particulières (deux