‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 271 sur 532 · I Cor., I, 26. 7. Addition marginale distincte · texte numérisé non relu

I Cor., I, 26. 7. Addition marginale distincte

5. II Cor., IV, 1. De ces textes de de la précédente. Deforis les a résaint Paul et de leur contexte. De- unies dans une seule phrase.

Jésus-Christ. Quiconque se donne à lui sera heureux quand il sera mort. En attendant, il faudra souffrir les dernières extréjnités. Voilà leur doctrine et voilà leurs preuves ; voilà leur fin, voilà leurs moyens. Dans une si étrange entrej^rise, je ne dis pas avoir réussi comme ils ont fait, mais avoir osé espérer, c'est une marcj[ue invincible de la vérité. Il n'y a que la vérité ou la vraisemblance qui puisse faire espérer les hommes. Qu'un homme soit avisé, qu'il soit téméraire, s'il espère, il n'y a point de milieu, ou la vérité le presse, ou la vraisemblance le flatte, ou la force de celle-là le convainc, ou l'apparence de celle-ci le déçoit \ Ici, tout ce Cjui se voit étonne, tout ce qui se prévoit est contraire, tout ce qui est humain est impossible. Donc où il n'y a nulle vraisemblance, il faut conclure nécessairement que c'est la seule vérité qui soutient l'ouvrage.

C'est ^ une création : l'Église tirée du néant. Abraham et Sara stériles ^- Il '^ attend la vieillesse décrépite, stérile par nature, épuisée par l'âge. Alors il envoie son ange. Dans un certain temps, Sara, concevra. Sara se prend à rire. Il veut faire voir que cette race promise est son propre ouvrage. Ainsi l'Église. Il laisse tout tomber, tout jusqu'à l'espérance. Sperabamus "" . Quand Dieu veut faire voir qu^un ouvrage est tout de sa main, il réduit tout à l'impuissance et au désespoir, et puis il agit^. Sperahamus. C'en est fait; notre espérance est tombée et ensevelie avec lui dans le tombeau. Après la mort de Jésus-Christ, ils retournent à la pêche. Jamais durant sa vie. Ils espéraient toujours. Sperahamus. C'est Pierre qui en fait la proposition : Vado piscari (Joan., XXI, 3) . Venîmiis et nos teciim. Retournons aux poissons, laissons les hommes. Voilà le fondement qui abandonne l'édifice, le capitaine qui quitte l'armée. Pierre, le chef des apôtres, va reprendre son premier métier, et les filets et le bateau qu'il avait quitté.

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