‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 29 sur 532 · Latin en marge : Reddet omnîno 7. Is., c · texte numérisé non relu

Latin en marge : Reddet omnîno 7. Is., c

Deus et mala pro malis, gnoniam 8. Edit. : qu'il nous attend <o«s Zc^

justus est; et bona pro malis., quo- jours avec... — Trois mots effacés. niam bonus est ; et bona pro bonis^

Mais c'est peu, [p. iOJ Chrétiens, de le reconnaître; la manière la plus efficace d'honorer la bonté divine, c'est de l'imiter. Si vous êtes vraiment touchés des bienfaits de Dieu, et de cette miséricorde infinie par laquelle il vous a tirés des ténèbres à son admirable lumière ^, soyez miséricordieux et bienfaisants comme votre Père céleste ^ : rendez à Jésus-Christ son sang et sa mort ; faites du bien à ceux qu'il vous recommande. Quand vous nourrissez les pauvres, il est nourri ; quand vous les vêtissez ^, il est vêtu ; quand vous les visitez, il est consolé. Exercez donc la miséricorde comme vous l'avez reçue : c'est la grande reconnaissance que Dieu attend de vous pour tant de bienfaits, c'est le sacrifice* agréable que vous demande sa miséricorde : Talïbus enim hostiis promeretur Deus *".

Je remarque dans les Écritures deux sortes de sacrifice : il y a un sacrifice qui tue, et un sacrifice qui donne la vie. Le sacrifice qui tue est assez connu ; témoin le sang de tant de victimes et le massacre ^ de tant d'animaux. Mais outre le sacrifice qui détruit, je vois dans les saintes Lettres un sacrifice qui sauve : car, comme dit l'Ecclésiastique, « celui-là offre un sacrifice, qui exerce la miséricorde : Qui facit misericordiam, offert sacrificiuni "' . » D'où vient cette différence, sinon que l'un des sacrifices a été divinement établi pour honorer la bonté de Dieu, et l'autre pour apaiser sa justice ? [P. Jl] La justice divine poursuit les pécheurs à main armée, elle lane ses mains dans leur sang ^, elle les perd et les extermine : Pereant peccatores a facie Dei^. Au contraire, la miséricorde, toujours douce, toujours bienfaisante, ne veut pas que personne périsse, et « pense toujours, dit l'Écriture, des pensées de paix, et non pas des pensées d'afiliction : Ego cogito... cogitationes pacis, et non afflictionis^^ .y) C'est pourquoi cette justice, qui tonne, qui fulmine, qui renverse les montagnes et

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