‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 313 sur 532 · Yar. : Je vous ferais peur. qu'il n'en reste plus · texte numérisé non relu

Yar. : Je vous ferais peur. qu'il n'en reste plus

5. Yar. : On an-achait. 10. Yar. : Or il y a cette différence

6. Yar. : de son négoce. entre la raison et les sens, que l'im-

7. Ici, les éditeurs ont bien suivi pression des sens est fort vive, leur l'ordre indiqué par des chiffres. De opération prompte... — Le passage même en ])lusieurs circonstances. est refait en marge. Lâchât renvoie Ils n'y renonçaient «ju'en raison de en note la leçon définitive, quelque difficulté dans l'interpréta-

brusque et surprenante ; au contraire, la raison a besoin de temps pour ramasser ses forces, pour ordonner ses principes ^, pour appuyer ses conséquences, pour affermir ses résolutions ; tellement qu'elle est entraînée ^ j3ar les objets qui se présentent, et emportée, pour ainsi dire, par le premier vent, si elle ne se donne à ellemême par son attention un certain poids, une certaine consistance, un certain arrêt. Iniquitates nostrœ quasi ventus ahstulerunt nos ^ : ce vent ne manquera jamais de nous emporter "*, si notre âme ne se roidit et ne s'affermit elle-même par une attention actuelle. [Le monde] ne lui permet pas ^ : il sait remuer si puissamment [p. 8] je ne sais quoi d'inquiet et d'impatient que nous avons dans le fond du cœur ^, qu'il nous tient toujours en mouvement. Toutes les heures s'écoulent trop vite, toutes les journées finissent trop tôt ; en sorte qu'on n'est jamais un moment à soi, et qui n'est pas à soi-même, de qui ne devient-il pas le captif ?

Hommes errants, hommes vagabonds, déserteurs de votre âme et fugitifs de vous-mêmes '^, ce redite, prœvaricatores, ad cor^, retournez au cœur : » commencez à réfléchir, et à entendre la voix qui vous rappelle au: dedans ^ Si vous vous êtes perdus par cette prodigieuse dissipation, il faut qu'un recueillement salutaire commence votre guérison. Une partie de votre mal consiste dans un certain étourdissement que le bruit du monde a causé, et dont votre tête est toute ébranlée ; de là, ce vertige, cet ébranlement de cerveau ^° : il faut vous mettre à l'écart, il faut vous donner du repos. Voici le médecin qui vous dit lui-même, par la bouche

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