‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 328 sur 532 · Ezech., XXXIII, 11. 7. Le commencement de cette · texte numérisé non relu

Ezech., XXXIII, 11. 7. Le commencement de cette

3. Bossuet n'a pas changé ce mot. phrase est barré en marge, sauf quel- — Cette dernière feuille est bien ques mots reportés au verso. Cette comprise toutefois dans la pagina- dernière page (ancienne p. ix devetion nouvelle. nue la p. xvii) faisant partie du

4. Var. : si nous attendons... remaniement, il faut bien que Bos- (toute la phrase à la première per- suet y ait pris quelque chose en sonne). 1668. De déterminer au juste ce que

5. Var. : sinon une plus grande c'est, on ne saurait en répondre, tant injure, atteuite. — Cette phrase a été le manuscrit est ici confus, probablement ajoutée en 1668. 8. Luc, m, 8.

i). Var. : pente. — Ce mot d'ail-

Il faut quelque chose de nouveau pour vous émouvoir ^. Vous avez franchi hardiment les plus jpuissantes considérations. Cette première tendresse d'une conscience innocente, ha ! que vous l'avez endurcie ! La pénitence, la communion, vous avez appris^ à les profaner ; cela ne vous touche plus. Les terribles jugements de Dieu, qui avaient autrefois tant de force pour [vous] émouvoir, vous avez dissipé comme une vaine frayeur l'appréhension que vous aviez de ce tonnerre ^ et vous vous êtes accoutumés à dormir tranquillement à ce bruit.

Nous voilà réduits aux miracles. Expérience des pécheurs. In peccato vestro moriemini ^.

Fin. Attention aux choses dites. Point tant songer au prédicateur : les choses que nous disons sont-elles si peu solides qu'elles ne méritent de réflexion que par la manière de les dire ? Tant d'heures de grand loisir ! pourquoi seront-elles toutes des heures perdues ? pourquoi Jésus-Christ n'en aura-t-il pas quelques-unes, plutôt qu'un amusement inutile ? Ainsi puisse Jésus-Christ naissant vous combler de grâces ; puissiez-vous apprendre à sa crèche à mépriser les biens périssables, et acquérir les inestimables richesses que sa glorieuse pauvreté nous a méritées.

1. Cette petite phrase fait partie 3. Va r. : vous vous êtes affermi [s] d'un passage effacé. Mais l'auteur contre l'appréhension que vous donl'a reprise, semble-t-il, eu y ratta- nait ce tonnerre — endurcis contre chant par un renvoi ce qu'on va lire. cette crainte, — et accoutumés à

2. Var. : vous vous êtes accou- dormir profondément à ce bruit, tumé. 4. Joan., viii, 21.

le 29 décembre 1668.

Bossuet ne paraît pas avoir composé de nouveau sermon pour la fête de Noël. Il relut ceux de 1656 et de 1667, où il traitait à fond ce que le mystère de ce jour a d'essentiel. Sur vm tel sujet, il n'avait pas besoin d'autre préparation. Il jeta sur le plus ancien de ses deux manuscrits deux corrections, dont l'une est significative : les mots : « à ce peuple, » qui convenaient à l'auditoire de Metz, furent remplacés par ceux-ci : ce à cette audience. »

M. Lâchât prétend ^ qu'un panégyrique de saint Etienne, prononcé le lendemain, est à mettre dans la liste déjà trop considérable des œuvres perdues. C'est une erreur qui remonte aux Études d'A. Floquet ^; elle n'a d'autre appui qu'une interprétation arbitraire d'une phrase ^ du discours qu'on va lire. Ce qu'il fallait regretter, et M. Lâchât l'oublie, c'est la perte d'un autre panégyrique auquel Bossuet renverra explicitement en deux endroits du sermon de 1672 pour la fête de la Pentecôte : nous voulons dire le panégyrique de saint Thomas, apôtre. C'est celui-là que la Reine entendit ^, et non comme le prétend l'abbé Ledieu ^, celui de saint Thomas de Cantorbéry. On sait que l'église collégiale de Saint-Thomas-du-Louvre, fondée par Robert de Dreux, frère de saint Louis, avait pour patron le martyr de Cantorbéry.

Il faut méditer la doctrine du beau discours qui suit ^, et la rapprocher des sermons sur les Devoirs des rois, sur l'Ambition, sur la Justice, et de la Politique sacrée tirée des propres paroles de l'Écriture sainte.

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