Jbi(i., Ti, 24. juste qu'étant allés au péché par
3. Première rédaction, effacée par notre choix, la mort nous ait suiun trait au craj-on. peu visible: «Au vi[s] contre notre gré : et que notre contraire, comme il avait fait {var. : âme fût contrainte de quitter son Et comme Dieu avait fait. — Car corps par une juste punition de ayant fait) Tâme raisonnable pour ce qu'elle a abandonné Dieu par habiter dans le corps humain, il une dépravation volontaire {var. : avait voulu au commencement que volontairement) : Ut spiritus, çuia leur union fût indissoluble : et c'est mleyis deseruit Deum, deserat corpus peut-être un des sens qu"il faut invitus (de Trinit., IV, xiii). C'est donner à cette parole dp Psalmiste: ainsi, comme dit l'Apôtre, que la a Corpus nntem aptasti mihi (Ps. mort a commencé de régner dans le XXXIX, 7 : Hebr.. x, 5) : Vous î?enre humain depuis Adam ; mais m'avez approprié un corps. » L'âme le Sauveur étant venu sur la terre raisonnable parle et dit à son Créa- pour dissoudre l'œuvre du diable, il teur : Comme vous m'avez faite détruira...» — Cette digression veimmortelle en me créant à votre nait trop tôt. Nous en retrouverons image, vous m'avez aussi appro- les traits principaux dans le premier prié un corps si bien assorti avec point (p. 471 à 478).
moi que notre paix et notre union 4. Ms. : caduque.
serait éternelle et inviolable, si le 5. Édit. : si illustre et... — Trois
péché venant entre-deux n'eût trou- mots effacés.
blé cette céleste harmonie.L'homnie <>. Var. : C'est ])Ourquoi l'Apôtre
donc eût vécu sans fin, s'il avait s'écrie: (( 0 mort... »
voulu vivre sanspéché. Mais, comme 7. I Cor., xv, 55.
dit saint Augustin, c'est une loi 8. Var. : son insupportable ty-
immuable de la justice divine que rannie.
le mal que nous choisissons soit !>. Var. : gloire.
l)uni par un mal que nous haïssons:
que tout ce qui s'élève contre la gloire de Dieu sera renversé, alors Jésus-Christ attaquera sa dernière ennemie, qui est la mort; et tirant tous ses enfants d'entre ^ ses mains, il les délivrera pour jamais de cette cruelle ^ et insupportable tyrannie : Novissima inimica destruetur.
L'Écriture nous propose trois principes de résurrection : la parole de Jésus-Christ, le corps de Jésus- Christ, l'Esprit de Jésus-Christ, [p. 5] La parole de Jésus-Christ : Venit hora in qua omnes qui in monumentis sunt audient vocem Filii Dei^, Le corps de Jésus-Christ : Qui manducat meam carnem... hahet vitam œternam, et ego resuscitaho eum in novissimo die^. L'Esprit de Jésus-Christ : Qiiod si Spiritus ejus qui suscitavit Jeswn a mortuis hahitat in vohis, qui suscitavit Jesum a mortuis vivificahit et mortcdia corpora vestra propter inhahitantem Spiritum. ejus in vohis "". Encore que ce triomphe de Jésus-Christ sur la mort ne s'accomplira qu'à la fin des siècles, il se commence dès la vie présente ; et au milieu de ce siècle de corruption, l'œuvre de notre immortalité se prépare. Que devons-nous faire pour concourir à l'opération de la grâce qui nous ressuscite ^ ? Ce que nous demande cette parole ; ce que nous devons à ce corps ; ce qu'exige de nous cet Esprit.
Premier Point.
[P. 6] Nous voyons dans l'Évangile deux paroles du Fils de Dieu qui sont adressées aux morts : l'une à la fin des siècles, l'autre durant le cours du siècle présent ^. Écoutez comme il parle au chapitre v de saint Jean : a Amen, amen, dico vohis, quia venit (ep^STat.) ^ Jiora, et nunc est, quando mortuî audient vocem Filii Dei ; et qui audierint, vivent ^ : L'heure vient, et elle