Lâchât : s'il eût dit comme en 4. G-en., ii
son nom au Créateur... — Quatre 5. Température, mélange,
mots empruntés mal à propos aune
tion des esprits ^, mais par un autre principe de vie, que Dieu a tiré de son propre sein, par une nouvelle création ", toute différente de celle [p. 14] qui a tiré du néant et qui a formé la matière. C'est pourquoi %. quand il veut former l'homme, il recommence un nouvel ordre de choses : une nouvelle création : Facianius hominem ^ : c'est une autre ouvrage, une autre manière, différente de tout ce qui précède ; rien encore qui lui soit semblable.
Que si cette théologie ne vous ennuie pas, j'ajouterai, Chrétiens, que Dieu avait fait cette âme d'une nature immortelle. Car, pour laisser à part les autres raisons qui nous montrent cette vérité, il suiRt de considérer celle que nous apporte l'Écriture sainte. C'est que Dieu l'a faite à son image, qu'elle est participante de la vie de Dieu ; elle vit en quelque façon comme lui, parce qu'elle vit de raison et d'intelligence, et que Dieu l'a rendue capable de l'aimer et de le connaître comme lui-même s'aime et se connaît. C'est pourquoi, étant faite à son image et étant liée par son fond à son immortelle vérité, elle ne tient point son être de la matière, et n'est point assujettie à ses lois : de sorte qu'elle ne périt point, quelque changement qui arrive au-dessous d'elle, et ne peut plus retomber dans le néant, si ce n'est que celui qui l'en a tirée, et qui, l'ayant faite à son image, l'attache à lui-même comme à son principe, lâche la main tout à coup, et la laisse aller dans cet abîme.
Toutefois, comme elle est dans le dernier ordre [p. 15] des substances intelligentes, c'est en elle que se fera l'union entre les esprits et les corps ^. Dieu les peut faire en divers degrés, c'est-à-dire plus ou moins parfaites ; et, en descendant toujours, on pourra enfin venir à quelqu'une qui sera si imparfaite, qu'elle se trouvera en quelque sorte aux confins des corps, et sera de nature à y être unie. I^â, en descendant toujours par degrés du parfait à l'imparfait, on arrive néces-