‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 448 sur 532 · Yar. : le secours. putante illo dejusthia...) que Félix · texte numérisé non relu

Yar. : le secours. putante illo dejusthia...) que Félix

3. La rédaction primitive portait en. est e'S.rayé ( Tremefuctus Félix ...) simplement: « ...cités. Ils ont ren- et est d'avis d'ajourner ces questions versé les idoles, ils ont converti les et la cause de l'Apôtre avec elles, peuples. Enfin... » — Une première 4. Act., xxiv, 25.

addition marginale (1665) est desti- 5. Phrase ajoutée en marge, à la née à entrer dans le texte, comme sanguine, l'indique le raccord : (( Ainsi les 6. De vera lieUg.^ n. 4. saints apôtres... » — Autre note 7. Anciennes édit.: dans la basmarginale (1668 ou 1669): <( De jii' sesse modeste et /(imilière de leurs stitia^et castitate^etjudicîô [futuro]. expressions, et dans la simplicité Quoique infidèle. Nous écoutons d'un style qui parent vulgaire. — sans être émus. )) — C'est un com- Les mots en italiques sont soulignéSj mentaire que l'orateur se propose de c'est-à-dire effacés au manuscrit, développer : saint Paul cité devant

impétueuse qu'il a acquise aux montagnes d'où il tire son origine \

Concluons donc, Chrétiens, que Jésus-Christ a fondé son saint Évangile d'une manière souveraine et digne d'un Dieu ; et ajoutons, s'il vous plaît, que c'était la plus convenable aux besoins de notre nature. Nous avons besoin parmi nos erreurs, non d'un philosophe qui dispute, mais d'un Dieu qui nous détermine ^. Dans la recherche de la vérité, la voie du raisonnement est trop lente et trop incertaine : ce qu'il faut chercher est éloigné, ce qu'il faut prouver est indécis. Cependant il s'agit du principe même et du fondement de la conduite, sur lequel ^ il faut être résolu d'abord : il faut* donc nécessairement en croire quelqu'un. Le chrétien n'a rien à chercher, parce qu'il trouve tout dans la foi. Le chrétien n'a rien à prouver, parce que la foi ^ lui décide tout, et que Jésus-Christ lui a proposé de sorte les vérités nécessaires que, s'il n'est pas capable de les entendre, il n'est pas moins disposé ® à les croire : Talia populis persuaderet, credenda saltem, [p. 5] si percipere non volèrent \ Ainsi, par même moyen. Dieu a été honoré, parce qu'on l'a cru ^, comme il est juste, sur sa parole, et l'homme a été instruit par une voie courte, parce que, sans aucun circuit de raisonnement, l'autorité de la foi l'a mené ^ dès le premier pas à la certitude ^°.

Mais continuons d'admirer l'auguste souveraineté de la vérité chrétienne. Elle est venue sur la terre comme une étrangère ; inconnue, et toutefois haïe et persécutée ^^ par des préjugés iniques. Cependant, parmi

1. Var. : d'où ses eaux sont pré- 8. Var : il a été cru. cipitées. 9. Yar. : conduit.

2. Edit. : qui nous détermine dans 10. Note marginale (supprimée la recherche de la vérité. La voie... ensuite): «Ici, il faut renouveler — En changeant ainsi la ponctua- l'attention par ce qui est effacé tion du manuscrit, on altère le sens. p. 1 et 2. » — Dans ce passage

3. Yar. : et de l'ordre de la con- effacé, que nous avons reproduit à duite sur laquelle. -l'année 1665 (t. lY, p. 658), Bossuet

4. Conclusion ajoutée en 1668 avertissait ses auditeurs de l'utilité ou 1669. , qu'ils pourraient trouver à méditer

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