Joan. XX 23. serve, qui n'est point permise à tous
3. Var. :' et c'est pourquoi nous parce qu'elle exclut à jamais ceux y comprenons une bonté infinie. — quelle a une fois reçus : fons signa- L'auteur retranche ici un long pas- ^"s- Celle-ci est une fontaine non sage [p. d.], que la plupart des seulement publique, mais toujours éditions conservent dans le texte : owvevie: Erit fous jmtens : ei owYerte (( La fontaine du saint baptême est indifféremment à tous les habitants appelée dans les Écritures, selon d^ Jérusalem, à tous les enfants de l'interprétation, «une fontaine scel- 1 Eghsé. Elle reçoit toujours les lée, fons signatus )) (Cant., iv, 12). pécheurs : a toute heure et à tous Vous vous v lavez une fois ; on la moments, les lépreux peuvent venir referme, on la scelle : il n'y a plus se laver dans cette fontaine du de retourpourvous. Mais nous avons Sauveur, toujours bienfaisante et dans l'Église une autre fontaine, de ^^^x^o^^^ ouverte.
laquelle il est écrit dans le prophète ^^is c est ici, Chrétiens, notre Zacharie : (( En ce jour, au jour du g'-^nde mfide ite ; c est ici que 1 in- Sauveur, en ce jour où la bonté dulgence multiplie les crimes, et paraîtra au monde, il y aura une qj^e la source des miséricordes defontaine ouverte à la "maison de vient une source infime de profana- David et aux habitants de Jérusa- ^^^^^ sacrilèges. » lem,pourla purification du pécheur: 4. De Bapt., n. 15. — Ms.: quœ lu die illa erit fons patens domui semel ahlvis,... non es. David et habitantibus Jérusalem, 5. Var.: leur âme.
je ^, où me tournerai-je pour arrêter les profanations des hommes pervers, qui vont faire malheureusement leur écueil du port ? Mais ô aveuglement inouï ! ô stupidité insensée, de pécher pour se repentir " !
En vain ^ nous disons à ceux C[ui se confient si aveuglément à ce repentir futur : Voulez-vous pas considérer que Dieu a promis le pardon au repentir, mais qu'il n'a pas promis de donner du temps pour ce sentiment nécessaire ? Cette raison convaincante ne fait plus d'effet, parce qu'elle est trop répétée. Considérez, mes Frères, quel est votre aveuglement. Vous rendez la bonté de Dieu complice de votre endurcissement : c'est ce péché contre le Saint-Esprit ^, contre la grâce de la rémission des péchés. Dieu n'a plus rien à faire pour vous retirer du crime. Vous poussez à bout sa miséricorde. Que peut-il faire que de vous appeler, que de vous attendre, que de vous tendre les bras, que de vous ofi^rir le pardon ? C'est ce qui vous rend hardis dans vos entreprises criminelles. Que faut-il donc qu'il fasse ? Et sa bonté étant épuisée et comme surmontée par votre malice, lui reste-t-il autre chose que de vous abandonner à sa vengeance ? Hé bien ! poussez à bout