‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 47 sur 532 · Epist. VT, ad Theodor. 4. Édit. : de. — Mais à du manus · texte numérisé non relu

Epist. VT, ad Theodor. 4. Édit. : de. — Mais à du manus

2. Var. : c'est encore xin plus grand crit est une correction.

excès. ô. Yar. : de nous rendre en quel-

3. Le latin en marge : Detestahilis que façon ses égaux. — L'auteur £st cordis humant superbia,qua facit revient à cette variante, en se relihomo quod Deus in hominibus da- sant, en 1669.

mnat; sed longt (lisez : sed illa) detcs- 6. Ezech., xxviii, 2.

tabilior, gua sibi tribuit homo quod 7. Surcharges de 1669: (C * la

Deus hominibus donat. — En marge : source du bien, le centre du bien. >> Deux attentats contre Dieu : le pre- 8. Autre surcharge (1 669) ': C( *vic-

mier de faire le mal, le second de torieux et en sa force invincible. » s'attribuer le bien à soi-même. 9. Var. : habile.

conseil et ramène tous les es^Drits par la force de ses discours, lorsqu'il croit que son raisonnement et son éloquence, et non la main de Dieu a tourné les cœurs, ne dit-il pas tacitement : « Lahia nostra a nobis sunt ^ : Nos lèvres sont de nous-même[s] », et c'est nous qui avons trouvé ces belles paroles qui ont touché tout le monde ? Et celui qui se persuade que c'est par son industrie qu'il s'est établi, et ne fait pas de réflexion sur la providence divine qui l'a conduit par la main, ne dit-il pas avec Pharaon : « Meus est fluvius, et ego fecî memetipsum " : Tout ce grand domaine est à moi, je suis l'ouvrier de ma fortune, et je me suis fait moimême ? » Quiconque enfin s'imagine qu'il peut achever ses affaires par sa tête ou par son bras, sans remonter au, principe d'où viennent tous les bons succès, se fait lui-même un dieu dans son cœur, et il dit avec ces superbes : c( C'est notre main vigoureuse qui a fait hautement ces choses: Manus nostra excelsa^ ... [fecxt hœc^ . »

Malheur à la créature qui, faisant le dénombrement de ce qui est nécessaire pour ses entreprises, ne compte pas avant toutes choses le secours de Dieu, et ne lui rapporte pas toute la gloire ! Dieu se rit de ces vains conseils, et il les dissipe ; car c'est lui dont il est écrit qu'il éprouve les desseins des peuples, qu^ïl confond"^ ^ quand il lui plaît ^ les entreprises des grands ^, et qu'il est [p. 25] terrible en conseils par dessus les enfants des hommes ^. C'est lui qui élève ; c'est lui qui abaisse ; c'est lui qui donne la gloire, c'est lui qui la change en ignominie. C'est lui qui prend Cyrus i3ar la main, dit le prophète Isaïe '', qui fait marcher la terreur devant lui ^ et la victoire à sa suite, qui le mène triompliant par toute la terre, et qui abaisse à ses pieds toutes les puissances du monde. C'est lui-même qui, au moment ordonné, arrête toutes ses conquêtes et le précipite du

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