II Tim., III, 12. mot doit être maintenu: « hesti/rans
3. Var.: ennemis du nom chrétien. dont nous parlions tout à l'heure, — M. G-azier croit, à tort, selon nous, ont-ils jamais inventé... ? » devoir renvoyer aussi en variante 4. Deforis, etc. : à tous les poteaux le mot tyrans^ au nom de la gram- et dans... — Cinq mots effacés, que maire. Nous admettons qu'après la nous supprimons, avec M. Gazier.
tacher ^ nulle part, et de n'établir leur domicile en aucun pays de la terre. Si on leur ôtait la vie par la violence, eux-mêmes s'ôtaient les plaisirs volontairement, et Tertullien a raison de dire que cette sainte et innocente persécution aliénait encore plus les esprits que l'autre : Plures invenias, quos magis periculum voluptatïs quam vitœ avocet ah hac secta, cum alla non sit et stulto et sapienti vitœ [p. 4] gratîa, nisi voluptas ~ ; c'est à dire que^, si l'on craignait les rigueurs des empereurs contre l'Église, on craignait encore davantage la sévérité de sa discipline contre elle-même ; et que plusieurs se seraient exposés plus facilement à se voir ôter la vie qu'à se voir arracher les plaisirs, sans lesquels la vie leur est ennuyeuse, et^ qu'ils aimeraient autant n'avoir pas ^ que de l'avoir sans goût et sans agrément.
Ce martyre, Messieurs, ne finira point ^ ; et cette sainte persécution par laquelle nous combattons en nous-mêmes les attraits des sens durera ^ autant que l'Église. La haine aveugle et injuste qu'avaient les grands du monde contre l'Évangile a eu son cours limité, et le temps l'a enfin tout à fait éteinte ; mais la haine des chrétiens contre eux-même[s] et contre leur propre corruption doit être immortelle, et c'est elle qui fera jusques à la fin des siècles ce martyre vraiment merveilleux, où chacun s'immole soi-même, où le persécuteur et le patient sont également agréables, où [p. 5] Dieu ^ soutient celui qui souffre, et couronne celui qui persécute.