‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 72 sur 532 · Edit. : abondante. — Bossuet a solide · texte numérisé non relu

Edit. : abondante. — Bossuet a solide

effacé Ve de l'adjectif, pour faire de 4. C'est-à-dire : que la charité se

ce mot un participe. répande...

2. Ad Prob., Epist. cxxx, n. 4. — , o. Var. : constante, solide. —

3. Bossuet disait ici : « d'une con- Edit. : solide, constante, sincère. corde stable et constante. » Il efface (Les variantes étaient écrites à la ces épithètes, pour revenir à celle suite, mais séparées par un point.) qui se lisait dans une première ré- 6. Luc, x. 27.

daction sacrifiée : (( d'aucune union

meras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et tu aimeras ton prochain comme toi-même. Et afin que vous entendiez avec combien de sagesse Jésus-Christ a renfermé dans ces deux préceptes toute la justice chrétienne, vous remarquerez, s'il vous plaît, que, pour garder la justice, nous n'avons que deux choses à considérer : premièrement sous qui nous avons ^ à vivre, et ensuite avec qui nous avons à vivre. Nous vivons sous l'empire ^ de Dieu et nous sommes faits pour lui seul ; c'est pourquoi le devoir ^ essentiel de la nature raisonnable, c'est de s'unir saintement à Dieu par ^ une fidèle dépendance. Mais comme, [p. 6] en vivant ensemble sous son empire ", nous avons aussi à vivre avec nos semblables en paix et en équité ^ , il s'ensuit que l'accessoire et le second bien, que nous ne devons chérir que pour Dieu, mais aussi qui nous doit être après Dieu le plus estimable, c'est notre société mutuelle. Par où vous voyez manifestement qu'en effet toute la justice consiste dans l'observance de ces deux préceptes, conformément à cette parole de notre Sauveur : « Toute la Loi et les prophètes dépendent de ces deux commandements : In his duohus mandatis universa lex pendet et prophetœ '^ . »

Cette doctrine ^ étant supposée, il est aisé de comprendre que le premier de ces préceptes, c'est-à-dire celui de l'amour de Dieu, est le fondement nécessaire de l'autre, qui regarde l'amour du prochain. Car qui ne voit clairement que, pour aimer le prochain comme

1. Mot souligné. L'orateur, ce conservée, doit être suivie d'un semble, a eu un instant l'intention autre complément. Retenons seuled'abréger ainsi sa phrase : «... sous ment que celui-ci n'a pas satisfait qui et avec qui nous avons à vivre. » pleinement notre orateur, "roulefois il a ensuite renoncé à 7. Matth., xxil, 40.

cette correction : de peur, sans dou- 8. Première rédaction (effacée à

te, que l'une des deux idées ne pas- la sanguine) : « Or il est aisé de

sât inaperçue, si l'expression en comprendre que le prem'er de ces

était trop i-apide. pi-éceptes est le fondement de l'au-

2. Edit. : sous l'empire souverain. tre. Quiconque aime Dieu de tout son — Cet adjectif est condamné. cœur est capable de ne donner au-

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