‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 4)Chapitre 151 sur 296 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

[P. 14] Vous avez ouï (-), chrétiens, les divers raisonnements par lesquels j'ai tâché de prouver que la conception de Marie est sans tache. Il y a si longtemps que les plus grands théologiens de l'Europe travaillent sur ce sujet! Vous savez combien la personne de la sainte Vierge est illustre, combien digne d'honneurs extraordinaires, combien elle doit être privilégiée. Et toutefois l'Eglise n'a pas encore osé décider qu'elle soit exempte du péché originel. Plusieurs grands personnages ne l'ont pas cru ; il nous est défendu de les condamner. Jugez, jugez par là, ô fidèles ! combien nécessaire, combien grande et inévitable doit être la corruption de notre nature, puisqu'on hésite si fort à en exempter celle de toutes les créaturesqui est

1, Correction de date postérieure : *« aux moindres signes de la volonté d'une mère... »

2. Il y a deux rédactions de cette conclusion. Les premiers éditeurs en avaient fabriqué une troisième, en amalgamant le brouillon et la mise au net. Nous donnonsla seconde dans notre texte. C'est la seule que Bossuet ait paginée à l'époque des sommaires. Voici, comme variante, la première, qui n'a pas été effacée :

« V^ous avez ouï, mes frères, les divers raisonnements par lesquels j'ai tâché • de prouver que la conception de Marie est sans tache. Il y a si longtemps que les plus beaux esprits de l'Europe travaillent sur ce sujet ! Vous savez combien la personne de la sainte Vierge est illustre, combien digne d'honneurs extraordinaires, combien elle doit être privilégiée. Toutefois l'Église n'a pas encore osé décider qu'elle soit exempte du péché originel. Plusieurs grands personnages ont été de ce sentiment; l'Église non seulement les y souffre, mais encore elle défend de les condamner. Partant, ô fidèles, partant combien grande, combien nécessaire, combien véritable est la corruption de notre nature, puisque l'Église hésite

sans doute la plus éminente. O misère, ô calamité clans laquelle nous sommes plongés! ô abîme de maux infinis ! Hélas! petits enfants que nous étions, sans connaissance et sans mouvement, nous étions déjà révoltés contre Dieu. Nous n'avions pas encore vu cette belle lumière du jour : condamnés par la nature à une sombre prison, nous étions encore condamnés par arrêt de la justice divine à une prison plus noire, à de plus épaisses ténèbres, ténèbres horribles et infernales. Justement, certes, justement : car vos jugements sont très justes, ô Dieu éternel. Roi des siècles, souverain arbitre de l'univers ! Eh, qui nous a tirés de cette prison ? qui a réconcilié ces rebelles ? qui a appelé ces enfants de colère à l'adoption des enfants de Dieu ? Le prophète Jonas, du ventre de ce monstre qui l'avait englouti, éleva au ciel la voix de son cœur. Avons-nous point crié à vous, ô Seigneur, des cachots de cette prison, ou du creux de ce sépulcre où était ensevelie notre enfance ? Mais nous n'y avions ni parole ni mouvement : seulement la voix de notre péché y criait vengeance ; et celle de notre extrême misère criait miséricorde. Vous avez eu pitié de nous , vous avez daigné nous conduire à la fontaine de vie, où nous avons reçu une nouvelle naissance, y laissant les ordures de notre première nativité. Cette fontaine d'eau vive, fidèles, est ouverte à tous les hommes, je ne l'ignore pas; personne n'en est exclu :

si fort h. défendre la sainte Vierge ! O misère, ô calamité dans laquelle nous sommes plongés! o abîme de maux infinis ! Petits enfants que nous étions, sans connaissance et sans mouvement, nous nous étions déjà révoltés contre Dieu ! Nous n'avions pas encore vu cettebelle lumière du jour; condamnés parla nature à une sombre prison, nous étions encore condamnés par arrêt de la justice divine à une prison plus noire, à de plus épaisses ténèbres : des ténèbres horribles et infernales. Justement, certes, justement. Car vos jugements sont justes, 6 Dieu éternel, souverain juge de l'univers. Eh ! qui nous a tirés de cette misère ? qui a réconcilié ces rebelles .'' qui a appelé ces enfants d'ire ;\ radt)ption des enfants île Dieu ? Le prophète Jonas, du ventre de ce monstre qui l'avait englouti, éleva la voix de son cœur. Avons-nous point crié h vous, ô Seigneur, des carhots de cette prison, ou du creux de ce sépulcre, où était ensevelie notre enfance.'* Mais nous n'y avions ni parole ni sentiment ; nous n'avions aucune sorte de voi.x que celle de notre péché qui criait vengeance, que notre extrême misère ([ui criait miséricorde. Vous avez eu pitié de nous : vous avez ilaigné nous conduire à ce bain d'immortalité, oii dépouillant les ordures de notre première nativité, nous avons reçu une nouvelle naissance, non plus de la volonté de l'homme ni lic la volonté de la chair, mais d'un Esprit pur et dune eau sancliliéc par ilcs paroloi

Dieu prépare à tous les pécheurs un remède dans les ondes du saint baptême. Mais combien en voyons-nous tous les jours à qui une mort trop précipitée ravit pour jamais ce bonheur ! Et nous y sommes parvenus ! Ou'avions-nous fait à Dieu ? Dans une même masse d'iniquité, d'où vient cette différence de grâces ? Peut-être devons-nous ce bienfait aux mérites de nos parents ? Mais combien de parents vertueux, je le dis avec douleur, combien de parents vertueux n'ont pas obtenu cette miséricorde! Dirons-nous que l'ordre des causes naturelles nous a été plus favorable qu'aux autres ? O ignorance, ô stupidité ! Et comment ne regarderiez-vous pas la main puissante qui remue ces causes comme il lui plaît? Serait-ce pas un étrange aveuglement, si nous aimions mieux devoir notre salut à une rencontre fortuite des causes créées, qu'au dessein prémédité de la miséricorde divine ?

Je frémis, chrétiens, je l'avoue, dans cette discussion. Je ne sais que dire, je n'ai point de raisons à vous alléguer. Seulement suis-je très assuré que, quelle que puisse être la cause d'une si étonnante diversité, il est impossible qu'elle ne soit juste. Cherche qui voudra des raisons, travaille qui voudra à découvrir les causes de ces secrets jugements: pour moi, je ne reconnais point d'autre cause de mon bonheur que la pure bonté de mon Dieu. Je chanterai à jamais

de vie. Je sais que cette fontaine d'eau vive est ouverte à tous les hommes, auxquels il vous a plu de préparer un remède dans les ondes du saint baptême. Mais combien y en a-t-il à qui une mort trop précipitée ravit ce bonheur ? Et nous y sommes parvenus ! D'où vient cette différence? Ce n'est pas de notre mérite; nous étions tous dans la même masse d'iniquité. Est-ce par le mérite de nos parents 1 Mais combien de parents vertueux n'ont pas obtenu cette grâce ? Dirai-je peut-être que l'ordre des causes naturelles m'a été plus favorable qu'aux autres '^ O ignorance ! ô stupidité ! Et comment ne regardez-vous pas la main puissante qui remue ces causes comme il lui plaît 1 Ne savez-vous pas qu'elles sont dirigées par une souveraine raison.^ Que dirai-je doncPoù me tournerai-je .? Frères bien-aimés, je l'avoue, je frémis dans cette discussion. Je ne sais que dire, je n'ai point de raisons à vous alléguer. Seulement je suis très assuré que quelle que puisse être la cause d'une si étonnante diversité, il est impossible qu'elle ne soit juste. Mais à quoi bon chercher des causes que la Providence divine nous a cachées ? N'est-ce pas assez que nous connaissions que si nous sommes parvenus à la grâce du saint baptême, nous ne le devons qu'à la pure bonté de Dieu? Cherche qui voudra des raisons, médite qui voudra dans la recherche des causes de ses secrets jugements ; pour moi, je n'en reconnais

ses miséricordes; tant que je vivrai, je bénirai le nom du Seigneur. C'est tout ce que je sais ; c'est tout ce que je désire connaître. Ceux qui en veulent savoir davantage, qu'ils s'adressent à des personnes plus doctes ; mais qu'ils prennent bien garde que ce ne soient des présomptueux: Cui responsio (') ista displicet, quœrat doctiores; sed c avait ne inveniat prœsumptores ('").

Mais peut-être que le péché originel étant guéri par le saint baptême, il ne nous en demeure aucun reste ; et ainsi nous pouvons vivre dans une entière assurance. Ne le croyez pas, chrétiens, ne le croyez pas. La grâce du saint baptême nous a retirés de la mort éternelle, mais nous sommes encore abattus de mortelles et pernicieuses langueurs. Ainsi a-t-il plu à mon Dieu de guérir toutes mes blessures les unes après les autres, afin de me faire mieux sentir la misère dont il me délivre, et la grâce par laquelle il me sauve. Mes frères bien-aimés, écoutez le narré de ma [p. 15] maladie ; vous trouverez sans doute que vous avez à peu près les mêmes infirmités. C'est la maladie de la nature ; nous en ressentons tous les effets, qui plus, qui moins, selon que nous suivons plus ou moins les mouvements de l'Esprit de Dieu. Misérable homme que je suis ! où trouverai-je des paroles assez énergiques pour décrire l'extrémité de mes maux ? Blessé dans toutes les facultés de mon âme, épuisé de forces par de si profondes blessures, je ne fais que de vains efforts. Ai-je jamais pris une généreuse résolution, que l'effet

a. S. Aug,, de Spir. et litt.^ n. 60. •

point d'autre que la miséricorde divine. Grâces vous soient rendues, ô Seigneur! que vos miséricordes soient élevées es siècles des siècles! C'est tout ce que je sais, c'est tout ce que je désire. Ceux qui en veulent savoir davantage, ((u'ils s'adressent à des personnes plus savantes ; cependant qu'ils prennent garde île ne pas rencontrer des présomptueux !

Mais peut-être que le péché originel étant guéri par le saint baptême, il ne nous en demeure aucun reste, et ainsi nous pouvons passer le reste dans une entière assurance. Ne le croyez pas, chrétiens, ne le croyez pas. La grâce du saint baptême nous a retirés de la mort éternelle ; mais nous sommes encore abattus de mortelles langueurs. Misérable homme que je suis, où irouvcrai-je des paroles assez énergiques pour décrire l'extrémité de mes maux? Hlessé dans les facultés de mon âme, épuisé de forces par de si profondes blessures, je ne fais que de vains efforts. Ai-je jamais pris une généreuse résolution que l'ertel

I. Le ms. indicjue vaguement ce texte: (2uicrani doctiores^ etc. (su).

n'ait démentie bientôt ? ai-je jamais eu une bonne pensée, qui n'ait été contrariée par quelque mauvais désir ? ai-je jamais commencé une action vertueuse, où le péché ne se soit jeté à la traverse ? Il s'y mêle presque toujours certaines complaisances qui viennent de l'amour-propre, et tant d'autres péchés inconnus qui se cachent dans les replis de ma conscience, qui est un abîme sans fond, impénétrable à moimême. Il est vrai, je sens, à mon avis, quelque chose en moi-même qui voudrait s'élever à Dieu : mais je sens aussitôt comme un poids de cupidités opposées qui m'entraînent et me captivent ; et si je ne suis secouru, cette partie impuissante, qui semblait vouloir se porter au bien, ne peut rien faire pour ma délivrance; elle écrit seulement ma condamnation. Quand j'entends quelquefois discourir des mystères du royaume de Dieu, je sens mon âme comme échauffée, je ne conçois que de grands desseins, il me semble que je ferai de grandes merveilles. Faut-il faire le premier pas de l'exécution, le moindre souffle du diable éteint cette flamme errante et volage qui ne prend pas à sa matière, mais qui court légèrement par dessus. Quoi plus ? Je suis malade à l'extrémité, et ne sens point de mal. Réduit aux abois, je veux faire comme si j'étais en bonne santé. Je ne sais pas même déplorer ma misère, ni implorer le secours du Libérateur ; faible et altier tout ensemble, impuissant et présomptueux. J'ai voulu autrefois entreprendre ma guérison

n'ait bientôt démentie ? Ai-je jamais eu une bonne pensée qui n'ait été contrariée par quelque mauvais (Jjésir? Ai-je jamais commencé une action vertueuse où le péché ne se soit jeté à la traverse ? Il s'y mêle presque toujours certaines complaisances qui viennent de l'amour-propre, et tant d'autres péchés inconnus, qui se cachent dans les replis de ma conscience, qui est un abîme sans fond, où moimême je ne vois rien. Il est vrai, je sens, à mon avis, quelque chose en moi-même qui voudrait se porter au bien ; mais je sens aussi comme un poids de cupidités opposées qui m'entraînent et me captivent ; et cette partie impuissante, qui voudrait, ce semble, se porter au bien, ne peut rien faire pour ma délivrance, elle écrit seulement ma condamnation. Quand j'entends discourir quelquefois des mystères du royaume de Dieu, je sens mon âme échauffée, il me semble que je ferai merveilles, je ne me propose que de j^rands desseins : et le moindre souffle du diable éteint cette flamme errante et volage, qui ne prend pas en sa matière, mais qui court légèrement par dessus. Quoi plus ? Je suis malade et ne sens point de mal [Lâchât : je suis malade à un tel point de mal). Réduit aux abois, je fais comme si j'étais en bonne santé. Je ne sais pas même déplorer ma misère, ni implorer le secours du Libérateur faible et altier

de moi-même : j'ai fait quelques efforts pour me relever ; efforts inutiles, qui m'ont rompu et ne m'ont pas soulagé. Comme un pauvre malade moribond, qui ne sait plus que faire, s'imagine qu'en se levant il sera peut-être allégé ; il consume son peu de forces par un vain travail qu'il ne peut supporter : après s'être beaucoup tourmenté à traîner ses membres appesantis avec une extrême contention, il retombe, ainsi qu'une pierre, sans pouls et sans mouvement, plus faible et plus impuissant que jamais : de vulnere in vubius, dit saint Augustin : ainsi en est-il de ma volonté, si elle n'est soutenue par une main plus puissante. Infelix ego Jiomo(^)\ Vrai Dieu, où pourrai-je trouver du secours ?

La philosophie me montre de loin, dans de belles boîtes qu'elle étale avec grande pompe parmi tous les ornements de la rhétorique, le baume falsifié de ses belles mais trompeuses maximes. La Loi retentit à mes oreilles d'un ton puissant et impérieux. Les prédicateurs de l'Évangile m'annoncent les paroles de vie éternelle. Que me profite tout cet appareil ? Les philosophes charlatans, semblables à ces dangereux empiriques, charment et endorment le mal pour un temps, et, pendant cette fausse tranquillité inspirent un secret venin dans la plaie. Ils me font la vertu si belle et si aisée, ils la dorent de telle sorte par leurs artificieuses inventions, que je m'imagine souvent que je puis être vertueux de moi-même, au lieu de me montrer ma servitude et mon impuissance. Ah ! superbe philosophie, n'est-ce pas assez que je sois faible, sans me rendre encore de plus en plus orgueilleux ? Pour la Loi, quoique très juste et très sainte, c'est en vain qu'elle me montre le mal, puisque je n'y trouve pas l'unique préservatif que je cherche. Elle ne fait que m'étourdir, si je n'ai l'esprit de la grâce.

a. Ro?n.y VII, 24.

tout ensemble, impuissant et présomptueux. J'ai voulu autrefois me ijucrir moi-même; j'ai fait quelques efforts pour me relever; eff"orts inutiles, qui m'ont rom])u et ne m'ont ])as soulage. Comme un malade ([ui ne sait que faire, s'imagine qu'en se levant il sera peut-être allégé ; il consume ses forces jiar un vain travail que sa faiblesse ne peut plus souffrir : après ipi'il s'est beaucoup tourmenté à soutenir ses membres pesants avec une contention incroyable, il retombe ainsi qu'une pierre, i)lus faible et plus impuissant que jamais. Ainsi en est-il de ma volonté, si elle n'est soulciuic par wwc main plus jiuissanlc...

Et mi vois-je pas par expérience que je m'opiniâtre contre les commandements? Lorsqu'on me défend, on me pousse. Il ne faut que me défendre une chose, pour m'en faire naître l'envie ; me commander, c'est me retenir. Mon âme est remuante, inquiète, indocile et incapable de discipline. Plus on la presse par des préceptes, plus elle se raidit au contraire. Enfin tout ce que je lis, tout ce que j'écoute, les prédications, les enseignements, les corrections les plus charitables, ce sont des remèdes externes qui ne coupent pas la racine du mal. J'ai besoin que l'on touche au cœur, où est la source de la maladie. Et où pourrai-je trouver un médecin assez industrieux pour manier dextrernent une partie et si malade et si délicate ?

Sauveur Jésus, vous êtes le libérateur que je cherche. Vrai médecin charitable, qui, sans être appelé de personne, avez voulu descendre du ciel en la terre, et avez entrepris un si grand voyage pour venir visiter vos malades, je me mets entre vos mains. Faites-moi prendre aujourd'hui une bonne résolution d'avoir toute ma confiance en vous seul, d'implorer votre secours avec zèle, de souffrir patiemment vos remèdes. Si vous ne me guérissez, ô Sauveur, ma santé est désespérée : Sana me, Domine, et sanabor (^\ Tous les autres à qui je m'adresse ne font que couvrir le mal pour un temps ; vous seul en coupez la racine, vous seul me donnez une guérison éternelle. Vous êtes mon salut et ma vie, vous êtes ma consolation et ma gloire ; vous êtes mon espérance en ce monde, et vous serez ma couronne en l'autre.

a.Jer., xvn, 14.

PREMIER SERMON pour la FETE

Prêché à Metz, en la cathédrale, le I" janvier 1653.

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Le manuscrit de ce sermon est rentré à la Bibliothèque nationale, en février 1888 ; c'est un des 166 articles rapportés de chez lord Ashburnham (255 volumes, portefeuilles, ou liasses). Il faisait partie des manuscrits soustraits jadis par Libri.

L'orthographe extrêmement archaïque ne nous permet pas d'en reculer la date jusqu'au i^^ janvier 1654, comme le voulait M. Floquct. (Voy. le Tableau or'tJiograpJiiqiie, à la fin de l'Introduction.) Les trahisons, comme celle à laquelle il est fait allusion dans ce sermon, ne manquaient pas dès l'année précédente. M. Floquct lui-même l'a remarqué {Eùides.., I, 258).

Sommaire {^) : Anges: double inclination: 1° à Dieu, 2*^ entre eux. De même des hommes (p. 1,2). — De l'une est née la religion, de l'autre la société. Gouvernement dans l'une et dans l'autre : de là, le sacerdoce et la royauté (p. 2). — Royauté et sacerdoce de Jésus-Christ. Ce roi est' installé, ce pontife est consacré par son sang (p. 3). [Exorde^

' Royauté de JÉSUS (p. 9). — Acclamation au libérateur (p. 9, 10). — Beauté de jÉSUS-ClIRIST et de ses blessures, saint Augustin (p. II, 12). — Triomphe de JéSUS-Christ (p. 14, 15, 16) : Chris fi 110mcmibiqtie porrigitiir. (Ad vers. Jud.x'os) (p. 15). [/'"'■ poiiit?[

Enfer (p. 21). — Serment de fidélité au roi Jésus (p. 21, 22). — [2"^ point et péroraison^

Vocabis tiomen ejiis Jrsr.M : ipse enim salvum faciet populum . . .

Vous ap|)cllerez son nom Jksus:

car c'est lui ciui sauvera le peuple.

{Afa///i., I, 21.)

AUJOURD'HUI () le Dieu d'Lsraël. qui est venu visiter son peuple, revêtu d'une chair humaine, fait sa première entrée en son temple ; aujourd'hui le orand prctre du Nouveau Testament, le souverain sacrificateur selon

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