Vur. nos chaînes
2. Cynéas, ambassadeur de Pyrrhus. — \'. IMutan h.. /'//. pat ail, in r\r,h . et Klor., AV;-. Rom. lib. I, cap. x\ m. (\'olc tic Df/otis.)
être autant de rois que de citoyens. Oui a jamais ouï parler d'une telle chose ? C'est tout un peuple de rois que Ji':sus a ramassés par son sang, que Jitsus sauve, que Jésus couronne, qu'il fait régner en rc^^nant sur eux, parce que «servir notre Dieu, c'est régner : » Servire Deo, rec^nare est (''). O royauté auguste de notre Sauveur par laquelle nous sommes rachetés ! ô mort vraiment glorieuse, ô sang utilement répandu, ô noble et magnifique conquête! (')
Considérez, je vous prie, fidèles, les César et les Alexandre ('), et tous ces autres ravageurs de provinces que nous appelons conquérants : Dieu ne les envoie sur la terre que dans sa fureur. Ces braves, ces triomphateurs, avec tous leurs magnifiques éloges, ils ne sont ici-bas que pour troubler la paix du monde par leur ambition démesurée. Ont ils jamais fait une guerre si juste où ils n'aient opprimé une infinité d'innocents.^ Leurs victoires sont le deuil et le désespoir des veuves et des orphelins. Ils triomphent de la ruine des nations et de la désolation publique. Ah ! qu'il n'est pas ainsi de mon prince ! c'est un capitaine Sauveur, qui sauve les peuples parce qu'il les dompte ; et il les dompte en mourant pour eux. Il n'emploie ni le fer ni le feu pour les subjuguer : il combat par amour, il combat par bienfaits, par des attraits tout-puissants, par des charmes invincibles.
Et c'est ce qu'explique divinement un excellent passage du psaume xliv, que je tâcherai de vous exposer. Renouvelez, s'il vous plaît, vos attentions. Le prophète en ce lieu considère Notre-Seigneur comme un prince victorieux ; et voyant en esprit qu'il devait assujettir sous ses lois un si grand nombre [p. 11] de peuples rebelles, il l'invite à prendre ses armes. « Mettez votre épée, lui dit-il, ô mon brave et valeureux capitaine : » Accingere gladio tuo super fémur httun (^'). Et incontinent, comme s'il eût voulu corriger son premier discours par une seconde réflexion (ce
a. S. Léo, Ep. ad Demetriad.^ cap. i. — b. Ps., XLIV, 4.
r. Nous supprimons ici une phrase introduite par les éditeurs : (i Quelques louanges, (?/^. » — Ils l'avaient empruntée au second sermon pour la même fête, d'où ils l'avaient retranchée. La phrase précédente était aussi un amalgame des deux rédactions.