Var. dominer sur elle
2. Deforis observe que saint Augustin avait dit : ILrrert' suf*friori. La traduction de Bossuet ne permet pas ici de rt'^tahlir le texte {(uiNi/iU^. Nous avons déji\ vu, et nous verrons souvent liossuet citer de mémoire. Ses analyses des saints Pc;res ne lui rappelaient pas toujours leurs expressions, mais toujours leurs pensdes.
rement mesurées. Elles n'ont de justice ni de vérité, qu'autant qu'elles se trouvent conformes à cette règle première et originale qui n'emprunte rien de dehors, mais qui est sa loi elle-même ('). C'est pourquoi le prophète David dit, au Psaume xviii, que « les jugements de Dieu sont vrais et justifiés par eux-mêmes. » Vrais et justifiés par eux-mêmes ; comme s'il disait : Les jugements des hommes peuvent bien quelquefois être véritables ; mais ils ne peuvent pas être justifiés par eux-mêmes. Toutes les vérités créées doivent être nécessairement conférées à la vérité divine, de laquelle elles tirent toute leur certitude. Mais pour les jugements de Dieu, dit le saint prophète, « ils sont vrais d'une vérité propre et essentielle ; et c'est pour cette raison qu'ils sont justifiés par eux-mêmes :» V er a, justifie at a in semetipsa ('*). De sorte que la volonté divine préside à cet univers ; étant elle-même sa règle, elle est par conséquent la règle infaillible de toutes les choses du monde, et la loi immuable par laquelle elles sont gouvernées.
Sur quoi je fais une observation dans le prophète David, [p. 28] qui peut-être édifiera les âmes pieuses. Cet homme toujours transporté d'une sainte admiration de la Providence divine, après avoir célébré la sagesse de ses conseils dans ses grands et magnifiques ouvrages, passe de là insensiblement à la considération de ses lois. Ainsi, au psaume xviii : « Les cieux, dit ce grand personnage, racontent la gloire de Dieu (^'). » Puis, ayant employé la moitié du psaume à glorifier Dieu dans ses œuvres, il donne tout le reste à chanter l'équité de ses ordonnances. « La loi de Dieu, dit-il, est immaculée, les témoignages de Dieu sont fidèles (^) ; » et il achève cet admirable cantique dans de semblables méditations. Et au psaume cxviii : « Votre vérité, dit-il, ô Seigneur ! est établie éternellement dans les cieux ; votre main a fondé la terre, et elle demeure toujours immobile : c'est en suivant (^) votre ordre, que les jours se succèdent les uns aux autres avec des révolutions si constantes ; et toutes
a. Ps.^ XVIII, 10. — b. Ibid.^ 2. — c. Ibid.^ 8.