SUR LA GRAMMAIRE ET LE VOCABULAIRE. XXXV
Faire à^ faire pour: contribuer à : « Il y a trois choses dans cette étoile... qui font merveilleusement /<9z^r notre sujet. ^{Profession le jour de C Epiphanie ^1660^ 2^ exorde.) — Faire à (I, 93, Rosaire^ 165 1 ; II, 332, S. Victor^ 1657).
Ferveur : chaleur^ bouillonnement (fervere) : « La ferveur inquiète et toujours changeante de ses désirs. » {Prodigue^ 1666, 2^ p.)
Fiché, exceptionnellement poury?;r/. (I, 227, Zizanies^ 1652.)
Fleurissant, florissant. Bossuet dit l'un et l'autre : « La réputation toujours fleîirissante de vos écrits. » {Discours de rc'ceptio7i à PAcade'mie, 1671.) Cf. I, 124, Samedi-Saint^ 1652. Mais dès lors on X.xom'^ç. florissant. (I, 133, Bo7ité et rig. de Dieu. Voy. V Errata.)
Foi>. — Au lieu d'imprimer : « Fols, insensés ! » nous avons ramené ce mot à l'orthographe actuelle. Par exception, nous avons conservé « Les fols amoureux du siècle », parce que sous cette forme on distingue mieux, ce semble, lequel des deux mots est pris substantivement. {De^nons, 1663, 2^ p.) — Mais iâid. « De fous il nous rend furieux. » — Disons une fois pour toutes que Bossuet écrivait fol, fols. Nous ignorons s'il le prononçait ainsi : on trouve dans ses mss. sol et sot^, qui sont bien un même mot : « Cinq sols. » {Satisfaction, 1656.) « Jusqu'au dernier sou. » ( Haine de la vérité, 1666.) — De même col, pour cou.
Foudre, masculin et féminin. Celui-ci, plus rare : « Ce nous serait une trop folle pensée de ne pas craindre, parceque nous ne voyons pas toujours à nos yeux quelqu'un frappé de la foudre. ^ (Botité et rig. de Dieu, 1652, 2^ p.) — « D'imiter la foudre, — de lancer lafoiidre inimitable avec de trop faibles mains.» {Parole de Dieu, 1661, i'^"' p., var.) Mais quelques lignes auparavant : « Un foudre qui brise les cœurs. » — « Je veux faire tomber sur cette idole le foudre de la vérité évangélique. » {Honnettr, 1660, 2^ exorde.) — Cf. II, 339, S. Victor, 1657. — « Lts foudres sont toujours prêts. » (fafn securis, 1665, 2*^ p.) — « Ce n'est pas en vain qu'il lance le foudre (préféré à la foudre, var.), ni qu'il fait gronder son 'iowViexxe.'J) {Purification, 1666, i^'^p.)
Franc arbitre, comme libre arbitre {Postulatite Bernardine, 1659, r"" p.). — ■{\]n franc, II, 397, n. 2.)
Frauduleux. « Le sexpenx. frauduleux, » c.-à-d. trompetir. (I, 219, Zizanies^ 1652.)
Gauchir, au figuré : se jeter à gauche. {C ceci vident, 1665, i^'p.)
GÉMEAUX, Q.oY\-\w\e jumeaux. (I, 222, Zizafiies, 1652.)
GknË : peine, supplices : «Vous avez... plus d'âmes à délivrer de la j^<^;/^. » {Compassion, 1659, 3*-' p.)
Généthliaque (Discours, Oraison). {8 sept. 1652, 1, 166.) Supprimé dans la reprise de ce développement, en 1656 (II, 224).
Guide. Au féminin dans cette phrase : « La droite raison qui est sa guide. » (fîistice, 1666, 3^ p., r" réd.) — Ailleurs masculin. (I, 315, Loi de Dieu, 1653.)
Ha ! hé ! AH ! eh ! et. Après avoir écrit ah / dans ses premiers essais, notre auteur prit insensiblement l'habitude d'écrire ha / avec le même sens. Souvent de même hé / pour eh ! On trouve même et bien ! pour eh bien ! — Nous avons ramené ces formes à l'orthographe moderne, pour préciser le sens. On trouvera toutefois ha! hé ! dans quelques textes que nous étions réduit i\ reproduire d'après Deforis.
Haiîitudks : relations. (S. François d'Assise, 1652, I, 199.)
Haïr. Sans aspiration, dans ce passage d'un manuscrit : « Comment est-ce que vous l' haïssez l-^ » {Réconciliation, 1653. iV/ss., 12824, f. 222, v^'.) Cela pourrait être une simple distraction, et nous nous sommes abstenu d'en orner notre texte. (I, 368.) Ouoi c[u'il en soit, le fait devait être signalé quelque part.
Hésiter, était au contraire aspiré : <<,Ne hésitez pas... » {F min. dignité ...,