SUR JÉSUS-CIIRIST OBJET DE SCANDALE
lui rendre l'honneur que ses ennemis lui ravissent. [P. 28] Disons-lui de toute l'affection de nos cœurs : Quoique le Juif enrage, que le gentil raille, que l'hérétique s'écarte, que le mauvais catholique se joigne au parti de vos ennemis ; nous confessons, ô Seigneur Jésus, que vous êtes celui qui devez venir. Vous êtes ce grand Sauveur qui nous est promis depuis l'origine du monde: vous êtes le médecin des malades; vous êtes l'évangéliste des pauvres; et en cela que vous paraissez comme le scandale des orgueilleux, vous êtes l'amour des simples et la consolation des fidèles. Vous êtes celui qui devez venir ; nous n'en connaissons point d'autre que vous, nous n'en attendons point d'autre que vous : « Il n'y a point d'autre nom sous le ciel par lequel nous devions être sauvés (''). » Par conséquent, fidèles, puisque nous n'en attendons point d'autre que lui, mettons notre espérance en lui seul. S'il est vrai que nous n'attendions plus un autre Maître que lui pour nous enseigner, observons fidèlement ses préceptes. Si nous n'attendons point un autre pontife qui vienne purger nos iniquités, gardons soigneusement l'innocence. Et d'autant que le même Jésus, qui est venu en l'infirmité de la chair,viendra encore une fois glorieux pour juger les vivants et les morts, *« vivons justement et sobrement en ce monde, attendant la bienheureuse espérance, et la triomphante arrivée de notre grand Dieu et Rédempteur Jésus-Christ (^), » qui, détruisant la mort pour jamais, nous rendra compagnons de son règne et de sa bienheureuse immortalité. Ainsi soit-il.
a. Ac-/., IV, 12. —fi. r//., II, 12, 13.