Var. qui demandent
2. Var. nulle prière ne peut être reçue, si elle n'est faite en son nom.
les offrandes sont bien reçues, par qui tous ceux qui veulent s'approcher de Dieu sont très assurés d'être admis ? Quelle dignité, chrétiens! De toutes les parties de la terre les vœux viennent à Dieu par Jésus : tous ceux qui invoquent Dieu comme il faut, l'invoquent au nom de ce grand pontife, que Tertullien appelle fort bien Catholicum Patris sacerdotem ("*), « le pontife universel établi de Dieu pour offrir les vœux de toutes les créatures. » Non, ni les Patriarches, ni les Prophètes, ni les Apôtres, ni les Martyrs, ni les Séraphins mêmes , tout brillants d'intelligence , tout brûlants d'amour; ni la Reine de tous les esprits bienheureux, l'incomparable Marie, ne peuvent aborder du trône de Dieu, si Jésus ne les introduit. Ils prient, nous n'en doutons pas, et ils prient pour nous; mais ils prient comme nous au nom de Jésus, et ils ne sont exaucés qu'en ce nom.
C'est pourquoi je ne craindrai pas d'assurer qu'encore que l'Eglise de Dieu sur la terre et les esprits bienheureux dans le ciel ne cessent jamais de prier, il n'y a que Jésus-Christ seul qui soit exaucé; parce que tous les autres ne le sont qu'à cause de lui. C'est, mes sœurs, pour cette raison que dans les prières ecclésiastiques nous prions Dieu, au nom de Notre- Seigneur Jésus-Christ, d'avoir pour agréables les oraisons que les saints lui présentent pour nous.Si elles étaient valables par elles-mêmes, quelle serait notre hardiesse de demander qu'elles fussent reçues! Est-ce peut-être que nous espérons que notre entremise les fera valoir.'^ D'où vient donc cette façon de prier? Nous demandons les intercessions de nos frères qui régnent avec Jésus-Christ, et en même temps nous prions notre Dieu qu'il daigne écouter leurs prières : prétendons-nous que nos oraisons donneront prix (') à celles des saints? Qui le croirait ainsi, il (') entendrait mal l'intention de l'Église. Elle prétend par là nous faire connaître que lorsque nous implorons l'assistance des saints qui nous attendent dans le paradis, c'est pour joindrez nos prièrcîs aux leurs, c'est pour faire avec eux une même oraison et un
a. Advcrs. Marc/on.^ lib. iv, n. 2.