‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 4)Chapitre 279 sur 296 · Subjonctif amené par le premier: attraction · texte numérisé non relu

Subjonctif amené par le premier: attraction

2. Var. comme mort. Dans sa préoccupation de traduire littéralement l'Écriture, Bossuet avait d'abord risqué occis ^ qu'il efface.

Que reprendront nos adversaires dans cette doctrine? n'est-elle pas également pieuse et indubitable ? Je sais qu'ils nous diront que nous appelons les saints nos médiateurs : et encore que je pusse (') répondre que le saint concile de Trente ne se sert point de cette façon de parler, non plus que l'Église dans ses prières publiques, je leur veux accorder que nous les nommons ainsi quelquefois. Mais que je leur demanderais volontiers, si la miséricorde divine en avait amené ici quelques-uns, que je leur demanderais volontiers, si c'est le nom ou la chose qui leur déplaît ! Pour ce qui est de la doctrine, il est clair qu'étant telle que je l'ai proposée, elle est au-dessus de toute censure. L'honneur demeure entier à notre Sauveur. Il est le seul qui ait accès par luimême. Tous les autres, si saints qu'ils soient, ne peuvent rien espérer que par lui. Et par là le titre de Médiateur lui convient avec une prérogative si éminente, que qui voudrait l'attribuer en ce sens à d'autres qu'à lui, il ne le pourrait pas sans blasphème. C'est aussi ce qui a fait dire à l'Apôtre : « Un Dieu, un Médiateur de Dieu et des hommes (''). » Que si nos adversaires se fâchent de ce que nous attribuons quelquefois aux serviteurs de Notre- Seigneur Jésus-Christ un titre qui, par notre propre confession, convient par excellence à notre Sauveur, combien criminel serait leur chagrin si, ayant approuvé la doctrine, qui ne peut être en effet combattue, des mots les séparaient de leurs frères, et faisaient de l'Église de notre Sauveur le théâtre de tant de guerres ! Qu'ils noUs disent si ce nom de médiateur est plus incommunicable que le nom de roi, que le nom de sacrificateur, que le nom de Dieu. Et ne savent-ils pas que l'Écriture nous prêche, que «nous sommes rois et pontifes {^') ? » Veulent-ils rom[)re avec toute l'antiquité chrétienne, parce qu'elle a donné le nom de pontifes et de sacrificatcuirs aux évêques et aux ministres des choses sacrées ? Veulent-ils point se prendre à Dieu même, qui appelle les hommes des dieux () ? Xe vous emportez donc [)as contre nous avec le faste de votre nouvelle réforme, comme si nous avions oublie la médiation dr.

a. I Tim.^ n, ^. — b. \ Pch., n, 9. — c. Ps., LXXXI, 6.

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