XLII REMARQUES
i652,exorde.) Le a <5té, il est vrai, supi)lc(5 par les éditeurs ; mais c'est bien le mot qui mantiuait. Le sens n'est i)as : Je verrais ce sujet confirme... ; mais : Je verrais cela confirme... — « QuoiquV/soit assez connu par expérience, je veux le rechercher jusqu'.\ l'origine, et développer tout au long ce mystère d'iniquité. » {Honneur, 1660, 2" p.) Les deux pronoms sont au neutre, et sii^nifient cela. — « Et ne /'ayant pas eu h la fois, /'ai-je eu du moins tout de suite.? » {Brièveté de la vie, 1648.) Se rapporte .\ un pluriel ; il s'agit des contetitemcnts...
Lestk : l'Ui^ant.-pivipant: <\ Une cour plus leste et plus polie. » {Circoncision,
Leur (pronom personnel) est ordinairement écrit avec s dans la première période, de 1648 .\ 1656. Après cette date, les exemples en sont tellement rares qu'on doit les regarder comme des lapsus.
Liesses, au pluriel : « Voyez les liesses, les transports, les chants de cette cité triom])hante. '^^ {Mundus oaudehit, 1664, 2^ p.)
Loci'JiON, dans un sens général : phrase, langue, style : « Avec cette locution qui sent l'étranger. » (.V. Paul, 1657, i*^"" p.)
Locui'iONS toutes faites. — Nous ne faisons pas l'accord avec les mots qui y sont entrés ; Bossuet le faisait quelquefois, conservant aux composants leur signification originelle : « Vous leur rendez leiir change. » {Bonté et rig. de Dieu, 1652, 2''p.) — <<. Pouvez-vous mieux confesser la miséricorde que vous recevez, qu'en la faisant d.u\ autres en simplicité de cœur? » {Beati miséricordes, 1657, 2*^ p.) C.-à-d. en faisant miséricorde. — « H honore la miséricorde qui \u\fait du bien en le répandant sur les misérables. » {Providence, 1662, 2^ p.) — « Ceux qui ne découvrent rien sur la terre qui puisse \^\ix faire /^/doivent être d'autant plus préparés à /a recevoir d'en haut. » {Purification, 1662, péror.) — <i fe n'ai pas de peine à considérer que les pécheurs e7i souffrent beaucoup. » {Efficacité de la Pénite7ice, 1662, 2*= p.) C.-à-d. beaucoup de peine[s]. — Ce tour n'est nullement à regretter.
Lumières (Rendre des). Se trouve en 1652 et 1653. (I, 113, 405.) Mais n'est pas seulement employé comme conjonction adversative ; c'est encore une formule oratoire destinée à enchérir (magis) sur ce qui précède : « De quelle vie admirable ne vivrons-nous pas, nous qui mangeons un pain vivant, mais qui mangeons la vie même à la table du Dieu vivant ! » {Samedi- Saint, 1652, 2^ p.) — « Quand ce fonds leur manque, mais encore y a-t-il quelque recours. » {Beati miséricordes, 1657, 2*^ p.)
^L\L GRÉ qu'il en ait signifie quelqtie mauvais gré qu'il en ait. Cette phrase le montre clairement : « Tout ministre, bon gré mal gré qiHl en ait, avouera... » {Réflex. sur im écrit de M. Claude, Lâchât, XIII, 573.) Partout nous écrivons en ce sens mal gré ^xï deux mots. — Faute de comprendre cette locution, on s'est mis à dire : QuoiquHl en ait, qui n'a aucun sens. Ne voilà-t-il pas même bien qu^il 671 ait, qui lui fait concurrence dans les colonnes des journaux ! Maillot : « Dans le maillot. » {Noël, 1667, 2^ p.) Manie : déraiso7i (I, 147 ; ] I, 410.)
Manque de, comvcxe faîite de : « Défaillir, 7nanque rt^'aliment. » {Visitation, 1659, 1^ p.) -- « Nous tomberons tout à coup, manque de soutien. » {Mort, 1662, i^^p.)
Marchandise, pour co77i77ierce : « Je ne risque rien dans la 77îarcha7idise. » {Postul. Bernardi7te, 1659, 3^ p.) — Dans le sens ordinaire : « Débitent plus de mensonges que de marcha7idises. » {Loi de Dieu, 1653, 2® exorde.)
Méconnaissance: contraire de reconnaissance: ingtatitude : i.Y?L\h\esst, 77iécoti7iaissance, secours en paroles, abandonnement en effet. » ( Vendredi- Saint, 1662, 2'-" p.) — « Tant notre 7)iéco7inaissa7tce est extrême. » {Cœci vident, 1665,