XLVI- REMARQUES
/;//. licrnardine, 1656, r"" p. etc., 1 1, 2 1 7.) — « Qui pourrait 7ie s'attendrir pas à la vue d'un si beau spectacle ? » {Rosaire, 1657, r' p.) — « Ne connaître pas \îivtnu^ c'est un mal qu'on ne doit jamais délirer même à son plus grand ennemi. » {De P Honneur, 1658.) — « Alîn cjuc personne ne croie que ce soit un crime léger de ne penser pas à Dieu... » {Ifora est, 1669, r' p.) — « Pour ne vouioir pas croire des mystères incompréhensibles, ils suivent l'une après l'autre d'incompréhensibles erreurs. > {Palatine, 16S5.) — Exceptions assez rares. (II, 491, Pentecôte, 1658. \" p.)...
4" Ne plus ne moins, archaïsme pour ni plus ni moins. {S. Gorgon, 1649, !> 35-) 5 ' Ni ne vient pas seulement après une proposition négative, mais aussi après les interroi^ations, et môme après toute construction impliquant, si indirectement que ce soit, une idée négative : « Est-il rien de plus majestueux 7ii de plus auguste que cette solitude de Dieu? y>{Annonciation,i6ào, 2" p.) — « Y a-t-il rien de plus sage ni de plus modeste ? » {Honneur, 1660, r' p.; 1666, 3'-' p.) — <<^ Qu'y a-t-il donc de plus souverain ;//de plus indépendant que la vérité .^» {Cœci vident,
1665, i"' p.) — <K Peut-on imaginer quelque chose qu'il soit ni plus utile de bien recevoir,/// plus dangereux de profaner que son mystère adorable.-^ » {Vendredi- Saint, 1O66, 3'' p.) — Dans ces deux exemples principalement, et semblerait aujourd'hui nécessaire. Bossuet l'a quelquefois employé en pareil cas, mais plus rarement que ;//.• « Qu'y a-t-il de plus violent et de plus inique que de crier à l'injustice et d'appeler toutes les lois à notre secours, si peu cju'on nous touche, pendant que nous ne craignons pas d'attenter hautement sur le bien d'autrui ? » {Justice, 1666, i""' p.) — Mais : « Que peut- on imaginer de plus vaste ni de plus immense.'* » {Toussaint,i66(), i^'exorde). — « La Providence divine pouvait-elle nous mettre en vue ni de plus près, ni plus fortement, la vanité des choses humaines ? » {Henriette dAngl., 1670.) Cf. II, 93. — Et sans interrogation; v< Certes, c'est une folie de s imaginer que les richesses guérissent l'avarice, ni' que cette eau puisse étancher cette soif. » {Inipénit. finale, 1662, i'^'' p.)
6° N était que : <L Jamais il ne se faudrait consoler des fautes que l'on a commises, 7Î était qu'tn les déplorant on les répare et on les efface. » {Prodigue,
1666, z*-" p.) Cf. Ego vûx,... 1668, I" p. — Autres exemples : Loi de Dieu^ 1653, 2," "Ci.', Honneur, 1660, dans l'allocution à Condé (deux fois); S. François de Faute, 1660, 3'' p.
7*^ No7i plus. Était ordinairement remplacé par aussi dans les phrases négatives : i. Ce n'est pas aussi 2i\xy. sages conseils qu'il faut attribuer les heureux succès. » {iMarie-Fhérèse, 1683). — Non plus eyÀsi^Ài, mais il se construisait avec ne seulement, à l'exclusion de pas on point : « Vous nHgnorez non plus qu'en consacrant ce jour de repos, il n'a pas laissé depuis d'agir sans cesse. » {Foussai?it, 1669, y p. On a cru à tort à un lapsus, et on a rétabli pas (Gazier, 467). Pas est même effacé au manuscrit, l'auteur ayant écrit d'abord : « Vous n'ignorez pas qu'en consacrant... » D'autres exemples d'ailleurs sont décisifs (I, 59 ; II, 422). Bossuet lui-même a fait imprimer en 1691 : « A cela... il n'y aura jamais de repartie selon les maximes de la Réforme ; mais il ny en a 7ion plus à ce qu'objecte M. Jurieu... 1){VF Avertisseme7it aux Protestants ;\.'3.z\i'dX, XVI, 201,)
Non plus que a le même sens que pas plus que : « La nature divine, toujours abondante, ne peut non plus croître ^2/<? diminuer. » {Visitatio7i, 1659, 2^ p.) — « Ils pensent qu'il ne songe 71071 plus à les chcâtier $^/^'ils songent à se convertir. î> {Jam sacuris, 1665. 2^' p.) Voy. INJURE. — Le tour actuel existait toutefois : « Nous ne pouvons pas plus concevoir cet effet que sa vertu. » {Félicité des S S., 1648.)
No7i pas 77ié)7ie, zoviwwe pas 77iême. (II, 410.)
Nourri : élevé y au figuré : « Nourri en homme de condition. » {S. Ber7iardy