SUR LA GRAMMAIRE ET LE VOCABULAIRE. XLVII
1653, i^'^ p.) — « Piété nourrie à l'ombre et dans le repos ! » {Souffrances^ 1661, 2^ p.) — (i Nourri dans les compagnies [de justice]. » {Le Teliier, 1686.) — « Plusieurs de ses domestiques [voy. ce mot) avaient été malheureusement nourris dans l'erreur, que la France tolérait alors. » {Conde\ 1687.) Cf. II, 28 ; 341 ; 490, 500 ; mcme ici, se nourrir : « C'est dans cet esprit i{\i^t\\t s' est ?tourrie.y> {Pentecôte, 1658, i^' p.)
Objets : idées^ que l'esprit considère objectivement : « Il étonne notre âme timide par des objets de famine et de guerre. » {Démons, 1653, 2^ p.)
Œuvre, quelquefois masculin : « Cet œuvre ne durera pas .'* //ne durera pas, si... » {Beati tnisericordes, 1657, 2*^ p.) — Cf. I, 470 : « Tout l'œuvre de notre salut est souvent comparé à un édifice... » {Cœci vide?it, 1653, 3^ p.)
Office : service : « Un chirurgien expert me rend cet office, triste, à la vérité, mais nécessaire. » {Purification, 1666, 2^ p.) — « En leur rendant h propos des offices qu'ils ne savaient pas. » {Le Tellier^ 1686.) — Nous disons bon office, au lieu dioffice seul.
Olive, ^our olivier : Une branche à^ olive, i, {Quasimodo, 1660, 2^ exorde). — Cf. I, 82 ; II, 230.
On, l'on. Indifféremment. Il y a des corrections pour substituer l'un à l'autre ; mais je ne vois pas ce qu'on en peut conclure, si ce n'est qu'en 1660 et 1661 Bossuet a temporairement préféré Pon, même quand il nous semble peu harmonieux :« Il refuse celui que Pon lui présente. » {Profession, Epiphanie, 1660, i^"^ p.) — « Le trône que ^on lui destine. » (Ibid.)
Onzième. Bossuet ne connaissait pas Vh aspiré dont on a imaginé de gratifier ce mot : « De \ onzième siècle. » {Unité de V Église, 1681, 3'' p.) etc.
Oppressé. C'est le mot de bonne formation, qn'opprimé a insensiblement supplanté: « Venez à moi, oppressés. » {Pentecôte, 1654, 2^ p.) — « Il passait en bienfaisant et en guérissant tous les oppressés. » {Bonté et rig. de Dieu, 1652, i^"^ p.; Cœci vident, 1653, 3^ p., et 1665, i"^"" exorde.) — « Essuyer les larmes du pauvre oppressé. » {Le Tellier, 1686.) — Opprimé tx\st2L\ià^2i\\\t\Jirs.{Postul. Bernarditie., 1659, l'^'p. Voy. Latinismes, 3°.)
Ordure, au figuré. Etait encore employé en 1660 {Rechtctes, i^' p.) Mais au V^ dimanche du même Carême, Bossuet l'efface, pour lui substituer infamies. Deux ans après : « Quitte tes ordtcres » est aussi corrigé : « (2uitte tes plaisirs, quitte tes attaches. » {Ardeur de la Pénitence, 1662, i^"" p.)
Original. Voy. Exemplaire : « Jésus-Christ, son original... » {S. Paul^
1657, 3" P-) Orthographe. Nous renvoyons à l'Introduction du IP volume tout ce qui
concerne ce point si compliqué. L'intérêt spécial qu'il présente pour la chronologie s'étend jusqu'à l'époque qui y sera comprise.
Où remplace souvent le prononi relatif : « L'usage oit on les applique. » {Providence, 1662, i^"" p.) — <( Son retour à son père, oh il retrouve avec abondance tous les biens qu'il avait perdus. » {Prodigue, 1666, i'-'' exorde.) C.-à-d. retour dans lequel \\ retrouve... Il n'est pas nécessaire d'expliquer oii '^?iX chez lequel {Gdi7AG.Y, 378). — « Les périls oie ils sont exposés.» {Henriette d\lngl., 1670.) — « A la vue de l'éternité, où nous avançons à si grands pas. » {Le Tellier, 1686, péror.) — Même avec un nom de personne : « Femme enfin oii saint Paul aurait vu l'Eglise occupée de Jésus-Christ. » {Marie-Thércse, 1683.) — « L'inviolable fidélité de notre ministre, où, parmi tant de divers mouvements, elle n'avait jamais remarqué un pas douteux. » {Le Tellier, iGid.) Oi) semble plutôt se raj^portcr à ministre qu'à fidélité. J'avoue toutefois que ce n'est pas l'interprétation de M. Jacquinet (391). — Remplace qjfc dans un pléonasme usité : « C'est ici, c'est ici, chrétiens, oà,.. )> {Circoncision, 1653, r' p.) — « Il n'y a que sur le point de