‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 4)Chapitre 40 sur 296 · LU REMARQUES · texte numérisé non relu

LU REMARQUES

— Même au neutre: « S'tiQtssan/ de combattre les démons. » {Détnons^ 1653, I" exorde.)

Partie (Un coup de) : c.-à-d. un coup dont dépend le gain de la partie engagée (au tiguré) : « La bonne foi n'est qu'une vertu de commerce, qu'on garde par bienséance dans les petites affaires pour établir son crédit, mais qui ne gêne point la conscience quand il s'agit d'un coup de partie. > {Justice^ 1666, r"" p.) PÂTIR ET COMPATIR. {Bofité et Hg. de Dieu, 1652, i»"^ p.) Pendu, comme suspendu: <î Pendu à la croix. » {Rosaire, 165 1 ; Samedi- Saint, 1652 ; Pentecôte, 1654 ; .V^-- Thérhe, 1657.) Cf. I, 473. — {{ Pentu à vos chastes mamelles. » {S sept. 1652. — Ici les éditeurs n'ont osé le conserver : ils lui ont substitué: attaché à...) — Delà il n'y avait pas loin à prendre le mot substantivement. Bossuet s'y est laissé entraîner une fois : « Ce Samaritain, ce pendu ! > {Noël, 1656, 3« p.)

Pf.rsonne, avec le sens de quelqu^un : « De peur que personne ne fût coupable de l'indigence de l'un de ses frères. » {Pentecôte, 1658, 2^ p.) — Vowx personnage, rôle: « Saint Jean, ayant été conduit par la main de Dieu au pied de la croix,/ avait tenu la personne de tous les fidèles. » {Rosaire, 165 1, i^"" p.) C'est un latinisme.

Les personnes... ils. Cette syllepse de genre, usitée au xvii® siècle, se trouve plusieurs fois dans Bossuet : « Les personnes publiques chargent terriblement leurs consciences et se rendent responsables devant Dieu de tous les désordres du monde, s'/Vj n'ont cette attention pour s'instruire exactement de la vérité. » {Justice, 1666, 2« p. — Une i'"'^ rédaction portait : « si elles ne sont fidèles à ces deux pratiques, d'écouter et de s'informer. » Bossuet l'a effacée.) Voy. aussi le 2^ exorde. — Autres exemples, I, 317, 325 (Loi de Dieu); 402 (S. Bernard) ; 487 {Vêture, 1654) ; II, 59 {Trijtité; var. du 2^ p.) ; 400 ( Parcet pauperi) j etc.

Phrase, c.-à-d. la façon de parler, le style : « Selon la phrase de l'Écriture. » {Ascension, 16 54, 2^ p.)

Pitoyable : digne de pitié (aucune nuance d'ironie) : « Dans cet état pitoyable,

pendant qu'elle se regardait comme une personne réprouvée. » {Palatine, 1685.)

Plaire, impersonnel. Avec de ordinairement ; quelquefois sans préposition :

« L'alliance qu'// hii plait contracter avec nous. » {Pentecôte, 1654, exorde.)

Mais : « Partout où il lui plaira de les envoyer, » ( Ibid.)

Plaisant : agréable, capable de plaire (dans un sens qui exclut toute idée de plaisanterie) : « Quelle apparence de quitter le monde dans un âge où il ne nous présente rien que de plaisant? > {S. Bernard, 1653, i^'' p.) — « Se laisser tirer sans résistance par les objets plaisants. » {Prodigue, 1666, i^"" p.) — Cf. Visitation, 1659, péror. ; Impénit. finale, 1662, 3^ p.

Pléonasmes. Le plus remarquable est celui de il, elle, placés devant un verbe qui a déjà un sujet : «Jésus-Christ..., quoique élevé...,// a voulu... » {Prédication évangélique, 1662, 2^ exorde) — « Moïse regardant... et prévoyant..., // nous montre... {Providence, 1662.) — « La bienséance s'en étant mêlée, elle y a ajouté quelques ornements. » {Intégrité de la Pénitence, 1662, 3^ p.) Sous cette forme, en faisant du premier membre de phrase une proposition absolue, le tour pourrait encore s'employer. — « Afin que Votre Majesté portant promptement la main au secours de tant de misères, elle attire sur tout son règne ces grandes prospérités que le ciel lui promet si ouvertement.» {Vendredi- Saint, 1662, péror.) — « Donc la source de tout le mal est que ceux qui n'ont pas craint de tenter, au siècle dernier, la réformation par le schisme, ne trouvant point de plus fort rempart contre toutes leurs nouveautés que la sainte autorité de l'Église, ils ont été obligés de la renverser. » {Henriette de France, 1669.) — Cf. I, 28 ; 257; 325; 342; 562; 567; 11,311, etc.

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