‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 4)Chapitre 42 sur 296 · LIV REMARQUES · texte numérisé non relu

LIV REMARQUES

conifirenait pas comment on pouvait commettre volontairement un seul péché, pour fu'lit qu'il fut. » {Marie-'l'hnrsi^ 1683.)

J'OUSSKK tics paroles^ ties scuiivicuis : « Mais il faut pousser ce désir avec toute la pureté de la nouveauté chrétienne. » {laïques, 1681, i*^^"" p.) — Cf. I, 92, {Rosaire, 165 1, 2" p.) — Cette locution n'est pas particulière à Bossuet.

l'KKClsi^iMKNT : rt7Yf précision: « Y'wç^x précisénieut la règle des mœurs.» {C(€ci vident, 1665, 2^" p.) C'est le sens direct de ce mot.

Tkks ni:, I'KKT a, pri^t dk. Bossuet n'a qu'une orthographe : prcst, et il dit inditTércmment prêta et prêt de : <i Elles étaient en vue, prîtes de donner. » {S. Bernard, 1653, 2" p.) Pour : prêtes à. — Réciproquement : « Si ce serviteur est méchant, et qu'il dise en son cœur : Mon maître n'est pas prêt à venir... » {Hora est, 1669, 2'' p.) Nous dirions -.près de. — On trouve aussi prêt de, en ce sens : « Etant prêt de passer, par la mort de la croix, de l'infirmité humaine à la gloire et h. l'éternité de son Père.» {S.Jean, 1658, 2^ p.) Mais dans la môme page : < Comme un patient prêt à rendre l'âme. » — Et plus tard : « P^'êt à monter aux cieux. » {Pâques, i68r, 2*^ p.) — Mais où garder des lions toujours prêts à rompre leurs chaînes ..? » {Le Tellier, 1686.) — En somme, j2^rtV de paraît le plus usité dans les deux sens : « Comme étant prêts de passer à un palais plus magnifique. » {Sentiments..., vers 1659.) — « Nous sommes prêts de vous répondre : » {Vaines excuses..., 1660, 2^ exorde.) — « 11 est toujours prêt de l'abandonner. » {S. Pierre Nolasqtie, 1665, 2^ p.)

Prestance, comme excellence (latinisme): <i Ce n'est pas notre crime seul qui lui donne \a. prestance.'^ {Co?iception, 1652, i^'" p.)

Prétendre, activement : « Bernard, que prétends-tu dans le monde .-* » {S. Bernard, 1653, i*''' p.)

Prochain, au pluriel : « A^os prochains ; » répété plusieurs fois {Charité fraternelle, 1660). Le singulier se trouve aussi dans le même sermon.

Pronoms, se rapportant à un nom indéterminé. Voy. La, Locutions.

— Quelquefois au datif, bien qu'ils tiennent la place d'un régime direct : « Voyons-leur vaincre les menaces de ceux dont ils ont méprisé la haine. » {Pejitecôte, 1658, i^"" p.)

— Place des pronoms dans les phrases où un infinitif est précédé d'un autre verbe. Ils se mettent, ordinairement du moins, avant l'expression entière ; et non, comme l'usage a prévalu depuis, immédiatement avant l'infinitif: «Ceux qui se voudront sé^a.xQr. 'h {Récoficiliation, 1653, exorde.) — «Je vous le vms dire. » {Honneur, 1660, 2« exorde.) — « Jamais il ne se faudrait consoler de ses fautes... > {Prodigue, 1666, 2« p.) — « Vous /'allez apprendre. » {Henriette de Fr., 1669,) etc. — Mais : « Elle veut la recevoir avec connaissance. » {Henriette d'Atîol., 1650.) — Et dès 1653, on lit dans une même page : « C'est tout ce qu'on nous peut opposer ; » et : « Ce qu'on m'oppose, je veux le tirer à mon avantage. » {Cœci vident, 1653, 2*^ exorde.;

Pronominaux. Plusieurs verbes, qui, employés absolument, deviennent neutres, prenaient dans la même acception la forme pronominale : « Cette vie se passe bien vite. » Bossuet ayant écrit : passe, a corrigé. {S'e Croix, 1659 i" p.) — Tels sont encore se changer, se commencer, se fi?iir, se déborder, se dimiftuer, s'empirer, se fléchir, se grossir, se pousser, ^e redoubler..., dans le même sens que cha7iger, commencer, etc.

Purger, au figuré. Emploi fréquent : « Cet Agneau de Dieu, o^\ purge les péchés du monde. » {Cœci vident, 1653, exorde.) — « Un feu o,\x\ purge .. . >) {S'' Croix, 1659, 2"^ p.) — « Purger son église de ces scandaleux. » (6\ François de Poule, 1660, péror.) — Cf. I, 296 ; 352 ; II, 1 16 ; 189 ; 200 ; etc.

Quasi. Fréquent dans la première jeunesse ; très rare dans la grande époque :

Page 1