LVIII REMARQUES
Secourant, comme secoumble : < Voyons la faiblesse de cette amitié, lorsqu'elle semble le plus sccouranie.J>{\\ni(hrih'-Saint^ 1662, 2^= p.)
Sk.mhi.anck. Liltcralit(5 de Iraduclion, y^owx resscmbhmcc. (II, 50, 52, Trinité^ 1655, 2"^^ exorde.) Mais le même mot étant revenu en 1669 sous la plume de l'auteur : < .\ son imat,^e et scmblance, » n'a plus trouvé grâce ; il est remplacé par ressemblance. {Conception, 1669, 2'^ p.)
Servir a, non pas être utile, mais obéir à (latinisme). On trouve aussi servir, actif, et d^s rori£::ine : « Aussi n'ont-elles point toutes de plus véhémente inclination que Aç: les srri'ir. » {Toussaint, 1649, i" p.; — « Servir notre Dieu, c'est régner, "h {Circoncision, 1653, i*"" p.) Ici le datif eût été amphibologique. — « Une autre divinité que tu sers. » (^S". Victor, 1657, i*"" p.) Mais ibid. un exemple du ré^Mme indirect. — <L Nul ne peut servir deux maîtres. » {Impénit. finale, 1662, I" p.) — « Afin... que l'empire de la terre serve l'e?npire du ciel. » {Henriette de Fr., 1669.) C'est une correction : les deux premières éditions avaient : « serve tï l'empire... > — Malgré ces exemples, la forme latine est la plus fréquente: « Tous les éléments changent de nature pour lui servir. » {Félicité des SS., ,5^8 ) — « L'aîné servira au cadet. » {Zizanies., Ï652, i^^" p.) — « Servir aux créatures inanimées. » {S" Croix, 1653, i*'"' p.) C.-à-d. les adorer. — i Servir au péché. » {Postîd. Berîtardine, 1656, i^^' p.; 1659, 2'' p.) — « Servir à l'ambition.» {Fjficacité de la Pénitence, 1662, i*"" p. ; Hefiriette d'Ans;!., 1670). — « Serviteurs, servez comme à Dieti. » {Cccci vide?tt de 1665, addition de 1668, 2^ p.)
Bossuet a dit, par une construction analogue : <<' Les anges et les hommes sont sujets à Dieu. >> (///^ dim. après la Petitecôte, 1655.)
Seul : désert : « Dans une telle étendue de terres j-^/^/^j-,incultes et inhabitées.» {Loi de Dieu, 1653, i" p.)
Si est-ce néanmoins que (ou si est-ce toutefois). Locution affirmative : il n'' est pas moins vrai que..., usitée seulement au commencement de la première époque. Voy. I, 147 i^Bonté et rig. de Dieti, 1653, x^"^ pO ; 168 {8 sept. 1652, exorde) ; 251 {Circoncision, 1653, 2^ exorde) ; 282 {Les deux Alliances., ^653, exorde) ; 317 {Loi de Dieu, 1653, i^"" p.).
Soi. Usité dans beaucoup de cas où nous mettrions le pronom personnel: «Si jamais l'Angleterre revient à soi. ^Hewietie de Fr., 1669.) etc. Sol, Sou. Voy. Fol.
Solidement. Adverbe que Bossuet affectionne dans la première époque : « Pour comprendre solidement combien Dieu honore le grand saint Joseph...» {Depositum custodi, 1656, i^"" p.) — « Pour entendre solidement la grandeur et la dignité de la vie cachée de Joseph... » {Ibid., 3= p.) etc. — Solide et solidité, au moral, étaient aussi en grand honneur chez Bossuet et ses contemporains : « Telle était la délicatesse, ou plutôt telle était la solidité àç^ ce prince. 1){Condé, 1687.)
Sorte (de) : comme de telle sorte : « Là il commença à vivre de sorte, qu'il fut bientôt en admiration même à ces anges terrestres. » {S. Bernard, 1653, i^''p.) — « Cette douleur l'agitait de sorte, qu'il semblait à chaque moment qu'elle allait rendre les derniers soupirs. » {S^^ Thérèse, 1657, 2^ p.) — « Vous devez profiter de sorte de sa parole divine, qu'il paraisse par votre vie que... » {Parole de Dieu, 1661, 2^ exorde.) — « JÉSUS- Christ lui a proposé de sorte les vérités nécessaires, que s'il n'est pas capable de les entendre, il n'est pas moins disposé aies croire. » {Cœci vident, 1665, ^"^^ P-)
On rencontre pourtant, et dès 1651, la construction actuelle . « ... Nous unit ^ç. telle sorte avec lui, que... » {Rosaire, 1651, 2^ p., r'^ réd.) — Et concurremment avec l'autre : « Ses sens étaient de telle sorte mortifiés, qu'il ne voyait plus ce qui se présentait à ses yeux. »(5. Bernard, i"p. Voy. ci-dessus un exemple