I. /ùù'/. Ole la icllexion
8 SUR LK i'i':('iii'; d'iiaiutudk.
victoire de la chair cl du péché i)hi.s pleine et plus entière ; partant c'est une fort niauv^iise con.sc(iuence de vouloir infcM-er qu'une faute est petite parce qu'on y tombe parcoutunu*.
La seconde mauvaise suite est la nécessité dépêcher.
TKOISll'MK POINT. LK REMÈDE.
Dais i////>oss/â///a non jtibet; sed jubendo admonet et facere tjuodpossis, et petcre quod non possis {^). Il y a ici des choses que vous pouvez faire, il y en [a] que vous ne pouvez pas faire. Je veux bien croire que dans la présence de l'objet et dans une occasion pressante, vous ne pouvez pas résister, mais du moins vous pouvez éviter l'occasion ; voilà quant à ce que vous pouvez : facere qnod possis. Mais quant à ce que vous ne pouvez pas, que faut-il faire ? Demander instamment à Dieu qu'il surmonte en vous par sa grâce le péché qui est depuis si longtemps le maître, qu'il surmonte vos mauvaises inclinations par de bonnes : petite ('^), demandez avec instance ; et s'il rejette vos demandes, qtiœrite, cherchez les moyens de l'apaiser ; employez les justes, employez les bienheureux, employez la Mère (') de Dieu, employez Jésus- Christ même \pulsate, frappez à sa justice et dites-lui : Ah ! justice de mon Dieu, vous ne punissez pas nos fautes à la rigueur en ce monde ; frappez à la sagesse et dites-lui : Ah ! sagesse de mon Dieu, vous savez tant de moyens de vaincre mon vice ! Criez à Dieu, mais criez du fond de l'âme, de profundis ('), et Dieu écoutera à la fin votre oraison.
a. s. Aug., De Naiiir. et Grat.^ cap. XLiil, n. 50. — b. Matlh.^ vu, 7. — c. Ps.^ cxxix, I.