‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 4)Chapitre 87 sur 296 · Var. enrichis · texte numérisé non relu

Var. enrichis

2. Tout ce passage, depuis Mettre les choses etc., a été souligné, pour l'importance, à l'époque de la rédaction du sommaire (1662). Et de fait, qui n'admirera la hardiesse et la force de cette éloquence naissante ?

sans que son bonheur (') puisse être troublé ou interrompu par le moindre désir ! Mais que peut-elle concevoir de plus grand que de posséder celui qui la possède, et que cet objet qui la maîtrise soit à elle ? Car il n'y a rien qui soit plus à elle que ce qui est sa récompense ; d'autant que la réconipense est attachée à une action de laquelle le domaine lui appartient. Comme elle loue Dieu de l'avoir si bien conduite, d'avoir opéré en elle tant de merveilles, cependant que son Dieu même la loue ! Là, Seigneur, toujours on chantera vos louanges ; on ne s'entretiendra ( ') que de vos merveilles ; jamais on ne se lassera d'y parler de la magnificence de votre royaume. Magnificentiam gloi^iœ sanctitatis ttiœ loqitcntur.et mirabilia tua narrabunt (^). Mais vous ne vous lasserez non plus de leur dire qu'ils ont bien fait : vous leur parlerez de leurs travaux avec une tendresse de père : et ainsi de part et d'autre l'éternité se passera en des congratulations perpétuelles. Oh ! que la terre leur paraîtra petite ! comme ils se riront des joies de ce monde !

En est-ce assez, messieurs (^), ou s'il faut encore quelque

a. Ps.^ CI IV, 5.

Page 1