II. Toussaint, 1649. (Yoy. p
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ALLOCUTION pour la VEILLE de
LA FETE DE L'ASSOMPTION de la
Au Collège de Navarre, en 1650.
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« Les registres de ce Collège, dit Ledieu {Mémoires, 26), font mention de son discours du 14 août 1650, veille de l'Assomption, OÙ il représenta le triomphe de la sainte Vierge d'une manière pleine d'onction et d'éloquence. » Nous avons remarqué dans l'Introduction combien il est curieux de voir apparaître, dès ces premières esquisses, quelquefois avec une expression définitive, des pensées qui reviendront souvent sous la plume de Bossuet. Pour cette même raison, sans doute, l'auteur ne l'a ni résumée ni paginée à l'époque des sommaires (1662).
Quœ est ista quœ ascendit de deser/o, deliciis affluens^ innixa super dilectum suum ?
Quelle est celle-ci qui s'élève du désert, pleine de délices, appuyée sutson bien-aimé? {Cant., viii, 5.)
LA sainte solennité dont l'Église se réjouira demain par toute la terre comprend, ce me semble, trois choses fort importantes, qui selon les conseils de la Providence se sont heureusement accomplies en la sainte Vierge, Mère de Notre-Seigneur et la nôtre. La première, c'est sa mort ; la seconde, c'est sa glorieuse résurrection ; la troisième, c'est la magnificence de son triomphe. Chrétiens, que je vois si avides des louanges de Marie, je vous entretiendrai familièrement de ces trois mystères avec l'aide du Saint-Esprit, que je prie d'étendre par sa grâce le peu que j'ai à vous dire.
I. Ms. du Grand-Séminaire de Meaux, (A. 7). — In-4" ; très peu de marge ; point de pagination. Les premiers éditeurs l'avaient emplo)é en interpolations. M. Lâchât l'a publié in-e\tenso, mais avec un certain nombre de fautes de lecture que nous signalons. Elles ont été reproduites par les éditeurs qui l'ont suivi.