A?idennes édit. ne lui donnant... Effacé
5. Var. ils se sentent. — Gandar : et se sentent. — Et n'est pas au manuscrit.
6. Sept mots omis dans les anciennes éditions Savant celle de Gandar, 1867).
7. Anciennes édit. expliquant ces mots. — Souligné, c'est-à-dire effacé.
qui ne veulent pas être justes, voudraient qu'il n'y eût au monde ni justice, ni vérité pour condamner les criminels :> Cum esse volunt 7)tali, 7iolunt esse veritatem qua dain^iantur mali ('"). Considérez, ô pécheurs, quelle est votre audace ; c'est à Dieu que vous en voulez ; et puisque ses vérités vous déplaisent, c'est lui que vous haïssez et que vous voudriez faire tomberde son trône ('); vous voudriez qu'il ne fût pas : Nohinius hune regnare super nos (^) !
Mais afin que nous entendions que tel est le dessein {^) secret des pécheurs, Dieu a permis, chrétiens, qu'il se soit enfin découvert en la personne de son Fils. Il a envoyé Jésus-Christ au monde, c'est-à-dire il a envoyé sa Vérité et sa Parole. Qu'a fait au monde ce divin Sauveur ? Il a censuré hautement les pécheurs superbes, il a découvert les hypocrites, il a confondu les scandaleux, il a été un flambeau qui a mis à chacun devant les yeux toute la honte de sa vie. Quel en a été l'événement } Vous le savez, chrétiens, et Jésus-Christ l'a exprimé dans mon texte : « Le monde me hait, dit-il, parce que je rends témoignage que ses œuvres sont mauvaises (^); » et ailleurs, en parlant aux Juifs: « C'est pour cela, dit-il, que vous voulez me tuer, parce que ma parole (^) n'entre point en vous (^), » et que ma vérité vous est à charge. Si donc c'est la vérité qui a rendu Jésus-Christ odieux au monde, si c'est elle que les Juifs ingrats ont persécutée en sa personne, qui ne voit qu'en combattant par nos mœurs la doctrine de Jésus-Christ, nous nous liguons contre lui avec ces perfides, et que nous entrons bien avant dans la cabale sacrilège qui a fait mourir le Sauveur du monde } Oui, mes frères, quiconque s'oppose à la vérité et aux lois immuables qu'elle nous donne, fait mourir spirituellement la
a. In Joati. Tract. XC. — M s. Dum nolunt esse justi^ nolunt esse veritatem qua damtianttir injusti. — b. Luc, xix, 14. — c. Joan., vu, 7. — d. Ibid., viii, yj.
1. Var. que vous voulez faire tomber de son trône. — Gandar regarde l'addition qui suit (d'une écriture qui diffère un peu du reste) comme la rédaction définitive, et il lit : « C'est lui que vous haïssez, et que vous voudriez qu'il ne fût pas : Nolu7nus..j>
2. Var. le désir. — Deforis : le désir secret... — Édit. Lâchât : le dessein des pécheurs.
3. Var. mdi àozix'nxç. 7ie prend point... — Ces trois derniers mots, maintenus dans les anciennes éditions, sont effacés au manuscrit.
justice et la sagesse éternelle qui est venue nous les apprendre, et se revêtit (') d'un esprit de Juif pour crucifier, comme dit l'Apôtre, Jésus-Christ encore une fois : Rursum crucifigentes sibimetipsis FiliuTn Dei i^\
Et ne dites pas, chrétiens, que vous ne combattez pas {f) la vérité sainte que Jésus-Christ a prêchée, puisqu'au contraire vous la professez. Car ce n'est pas en vain que le même Apôtre a prononcé ces paroles : « Ils professent de connaître Dieu, et le renient (^) par leurs œuvres : » Confitentur (f) se nosse Deum, factis autem negant (^). Les œuvres parlent à leur manière et d'une voix bien plus forte que la bouche même ; c'est là que paraît tout le fond du cœur. Ainsi, quoi que nous disions par nos paroles (^), nos aversions implacables combattent contre (^) la bonté de Jésus-Christ ; nos intempérances s'élèvent contre la pureté de sa doctrine ; notre orgueil contredit les mystérieuses humiliations et les sublimes bassesses (7) de ce Dieu-Homme ; enfin (^) notre insatiable avarice, qui semble vouloir engloutir le monde et tous ses trésors, s'oppose de toute sa force à cette immense prodigalité par laquelle il a tout donné jusqu'à son sang et sa vie (^). C'est donc en vain que nous professons la
a. Hebr.^ VI, 6.— b. Tit.^ I, i6.
1. Nous dirions : « il se revêt. » Bossuet a hésité plus d'une fois ^xi\xtjevets^ tije vêtis. Le plus souvent il a pris parti pour cette dernière forme,
2. Gandar : que vous ne combattez que poîir la vérité sainte. — Cette faute palpable, qui provient sans doute d'une inadvertance, ou d'un accident survenu à l'impression, est reproduite religieusement dans toutes les éditions plus récentes (chez Guérin, 1870; chez Garnier, 1873; chez Briday, 1877).