Mot omis par Gandar
9. Anciennes édit. et notre ambition et notre orgueil, qui montent toujours, contrarient {lisez : contredisent) autant qu'ils [le] peuvent les anéantissements de ce Dieu-Homme et la sublime bassesse de sa croix et de ses souffrances. — Première rédaction effacée. On aurait dû voir, remarque fort bien Gandar, « que l'orateur a fait entrer la substance de ce passage dans les corrections de la
doctrine de Jésus-Christ, que nous combattons par nos œuvres : notre vie dément nos paroles et fait bien voir, comme disait Salvien, « que nous ne sommes chrétiens qu'à la honte de Jésus-Christ » et de son Evangile : Christiani ad contumeliam Christi (^).
Que s'il est ainsi, chrétiens, si nous combattons par nos œuvres la sainte vérité de Dieu, qui ne voit combien il est juste qu'elle nous combatte aussi à son tour, et qu'elle s'arme contre nous de toutes ses lumières pour nous confondre, de toute son autorité pour nous condamner, de toute sa puissance pour nous perdre ? 11 est juste et très juste que Dieu éloigne de lui ceux qui le fuient, et qu'il repousse (') ceux qui le rejettent. C'est pourquoi comme nous lui disons tous les jours : Retirez- vous de nous. Seigneur, «nous ne voulons point {^) vos voies:» Scientiam (-) viarum ttcarum nohvmis (^), il nous dira à son tour : « Retirez-vous de moi. maudits (^■), » et: « Je ne vous connais pas if). » Et après que sa vérité aura prononcé de toute sa force cet anathème, cette exécration, cette excommunication éternelle, en un mot, ce Discedite, « Retirez-vous, » où iront-ils, ces malheureux, ennemis de la vérité et exilés de la vie ? où, étant chassés du souverain bien, sinon au souverain mal ? où, en perdant l'éternelle bénédiction, sinon à la malédiction éternelle ? où, éloignés du séjour de paix et de tranquillité immuable, sinon au lieu d'horreur et de désespoir et de grincement de dents : là sera le trouble, là le ver rongeur ; là enfin où seront les pleurs éternels (^) et les flammes dévorantes : Ibi erit jîetus et stridor de?Uiu?n (^)? O, mes frères, qu'il sera horrible de tomber entre les mains du Dieu vivant, quand il entreprendra de venger
a. De Gubernat. Dei^ lib. VIII, n. 2. — Ms. ad opprobrium Christi. — b. Job^ XXI, 14. — c. Matth., XXV, 41. — d. Luc.^ xni, 27. — e. Maîth., xiii, 42.
phrase précédente. » L'erreur sur l'interprétation des passages soulignés, à l'époque où nous sommes parvenus, en engendrait une autre : préférer les variantes au texte définitif, sous peine de se jeter dans les redites.