Gandar : pas
3. Ce texte est écrit en marge. Rien n'indique si on doit le considérer comme une note ou comme une addition.
4. Épithète omise par Gandar. D'ailleurs notre texte diffère ici légèrement du sien, comme de celui des anciens éditeurs.
sur nous sa vérité outragée plus encore par nos œuvres que par nos paroles (') ! Je tremble en disant ces choses : et certes quand ce serait un ange du ciel qui dénoncerait aux mortels ces terribles jugements de Dieu, le sentiment de compassion le ferait trembler pour les autres ; maintenant que j'ai à craindre pour vous et pour moi, quel doit être mon étonnement, et combien dois-je être saisi de frayeur ?
Cessons donc, cessons, chrétiens, de nous opposer à la vérité de Dieu : n'irritons pas contre nous une ennemie si redoutable ; réconcilions-nous bientôt avec elle, en composant notre vie selon ses préceptes (^), « de peur, dit le Fils de Dieu, que cet adversaire implacable ne vous {^) mène devant le juge, et que le juge ne vous livre à l'exécuteur, qui vous jettera ('♦) dans un cachot. Je vous dis, en vérité, vous ne sortirez point de cette prison jusqu'à ce que vous ayez payé, jusqu'à [la dernière] obole (^j, tout ce que vous devez à Dieu et à sa justice : » Amen dico tibi, non exies inde donec reddas novissimum quadranteTn (''). Ainsi accommodons-nous, pendant qu'il est temps, avec ce redoutable adversaire ; réconcilionsnous, faisons notre paix avec la vérité, que nous haïssons injustement. « Elle n'est pas éloignée de nous : » Non longe est ab unoquoque nostrum {^). Elle est au fond de nos cœurs; c'est là où nous la pouvons embrasser : et quand vous l'en auriez tout à fait chassée, vous pouvez l'y rappeler aisément, si vous vous rendez attentifs à ma seconde partie.
a. Matth.^ v, 25, 26. — b. Act., xvii, 27. (Le texte porte : quamvis non longe sit...)
1. Neuf mots ajoutés dans l'interligne, soit au dernier moment, soit même après 1666.